@informateur.ci- La Gambie devra consacrer davantage de ressources au remboursement de sa dette en 2027. Le gouvernement prévoit en effet un service de la dette de 222,7 millions de dollars, soit environ 129,7 milliards de FCFA, contre 185,4 millions de dollars en 2026. Cette progression représente une hausse de 20,2 %.
L’annonce a été faite vendredi 25 septembre par le ministre gambien des Finances et des Affaires économiques, Seedy K.M. Keita, lors de la présentation des perspectives budgétaires du pays. Le montant projeté devrait représenter près de 39,5 % des recettes et subventions attendues au cours de l’année 2027.
Cette pression intervient alors que la dette publique gambienne atteignait 2,12 milliards de dollars en 2025, soit 73,9 % du produit intérieur brut (PIB), selon les données du Fonds monétaire international (FMI). La dette extérieure constituait à elle seule plus de 62 % de l’endettement total et dépassait la moitié du PIB national.
Le FMI estime par ailleurs que le service de la dette extérieure pourrait atteindre l’équivalent de 3 % du PIB en 2027, pour un montant proche de 91 millions de dollars.
Face à cette contrainte, Banjul mise sur une amélioration de ses recettes intérieures. Le gouvernement table sur plus de 40,96 milliards de dalasis, soit environ 553 millions de dollars, de recettes et subventions en 2027.
Les ressources du General Lines Fund et les subventions devraient progresser de 14,2 %, tandis que les recettes fiscales sont attendues en hausse de 16,5 %.
Cette dynamique prolonge les résultats enregistrés en 2026. Au premier semestre, les recettes publiques hors subventions liées aux projets ont atteint 15,35 milliards de dalasis, en progression de 8 % sur un an.
Malgré ces contraintes budgétaires, l’économie gambienne devrait maintenir une croissance de 5,6 % en 2027, soutenue notamment par l’agriculture, la construction, le tourisme et les transferts de fonds.
Djah OPELY












