@informateur.ci- Le Mali accélère ses démarches pour récupérer son patrimoine culturel conservé à l’étranger. Les autorités maliennes ont annoncé le prochain retour de 223 objets d’art provenant d’une collection privée en Allemagne, dans le cadre d’une politique visant à renforcer la restitution des biens culturels du pays.
Le ministre malien de la Culture, Mamou Daffé, a réaffirmé la détermination de Bamako à retrouver les œuvres appartenant au patrimoine national et actuellement conservées hors du territoire. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de préservation de la mémoire historique et de valorisation de l’identité culturelle malienne.
Selon les autorités, une commission travaille depuis environ trois mois à la définition d’une stratégie nationale de restitution. Ce travail accompagne notamment la relance du Musée national du Mali, appelé à jouer un rôle central dans la conservation et la présentation des œuvres récupérées.
«Nous récupérerons notre patrimoine partout dans le monde», a déclaré Mamou Daffé, affichant ainsi la volonté du gouvernement d’intensifier les démarches auprès des détenteurs étrangers d’objets issus du patrimoine malien.
Le retour annoncé des 223 œuvres constitue une étape importante dans cette politique. Il traduit également l’ambition des autorités de renforcer la coopération avec les institutions et collectionneurs étrangers afin d’identifier, documenter et rapatrier les biens culturels maliens.
Au-delà de la récupération des œuvres, Bamako entend faire de la restitution un enjeu lié à la souveraineté culturelle. Les objets concernés doivent contribuer à renouer le lien entre le patrimoine historique du pays et les générations actuelles.
La relance du Musée national devrait ainsi accompagner cette dynamique, en offrant un cadre adapté à la conservation et à la mise en valeur des œuvres qui seront progressivement rapatriées. Pour les autorités maliennes, la récupération du patrimoine dispersé à travers le monde participe à la préservation de l’histoire, de la mémoire collective et de l’identité nationale.
Djah OPELY












