@informateur.ci- Au moins 48 civils ont été tués dimanche 18 octobre 2026 dans une attaque attribuée au groupe terroriste Daech, dans la localité de Tagadayat, située dans la région de Ménaka, dans le nord-est du Mali. Plusieurs personnes ont également été blessées au cours de cette attaque, selon la Communauté Idaksahak.
Dans un communiqué publié lundi 19 octobre, le Bureau exécutif de la Communauté Idaksahak a indiqué que les assaillants, arrivés à bord de plusieurs motos, avaient pris pour cible des populations civiles. L’organisation communautaire a fait part de sa « profonde tristesse » et de sa « vive émotion» face à ce qu’elle qualifie de massacre.
La Communauté Idaksahak a fermement condamné ces violences, dénonçant des actes de barbarie contre des populations civiles. Elle a appelé les autorités maliennes à renforcer les mesures de sécurité dans cette zone particulièrement exposée aux attaques des groupes armés.
L’offensive a également provoqué d’importants déplacements de populations. De nombreuses familles ont fui leurs habitations pour rejoindre la ville de Ménaka, abandonnant leurs biens pour échapper aux violences. Parmi les personnes déplacées figurent notamment des femmes, des enfants et des personnes âgées.
Cette nouvelle vague de déplacements intervient dans un contexte humanitaire déjà difficile dans la région. L’afflux de familles déplacées risque d’accroître la pression sur les ressources et les capacités d’accueil de la ville de Ménaka, alors que les populations locales sont elles-mêmes confrontées aux conséquences de l’insécurité.
Face à l’urgence, la Communauté Idaksahak a appelé les autorités maliennes, les agences des Nations unies, les organisations humanitaires ainsi que les partenaires techniques et financiers à apporter une assistance rapide aux familles affectées.
Elle demande également des mesures urgentes pour renforcer la protection des civils et prévenir de nouvelles attaques dans la région de Ménaka.
Djah OPELY












