@informateur- Après des années de froid en rapport avec l’activisme de Wagner, le président Centrafricain a été reçu, ce mercredi 16 avril à l’Elysée, par son homologue français. Emmanuel Macron et Faustin-Archange Touadéra ont passé en revue les différents aspects de la relation bilatérale entre les deux pays ainsi que la situation régionale.
«Dans la continuité de leur dernière rencontre, le 13 septembre dernier, les deux dirigeants ont endossé une feuille de route. Elle vise à mettre en place le cadre d’un partenariat constructif qui respecte la souveraineté de l’Etat, afin de contribuer à la stabilité, de renforcer une cohésion nationale aussi large que possible et d’accompagner le développement économique et social du pays», indique un communiqué de l’Elysée. Qui précise «qu’un mécanisme conjoint de suivi de ces engagements a été également adopté par les deux dirigeants».
Au terme du déjeuner de travail, le président Centrafricain a réagi sur les antennes de France24, en indiquant que son pays était ouvert à une coopération avec tous les pays. «La Centrafrique ne peut pas vivre en autarcie (…)», a-t-il martelé. Tout en précisant que la coopération avec les autres pays devrait se faire dans le respect de la souveraineté de son pays.
Considéré à juste titre comme le laboratoire du groupe Wagner en Afrique, la Centrafrique a été ces dernières années le théâtre d’un pillage à ciel ouvert de ses ressources minières par les mercenaires russes. C’était, dit-on, le prix à payer pour la survie et la sécurité du régime de Touadéra qui faisait face à une farouche rébellion et à des velléités subversives.
Cette visite marque donc le réchauffement des relations entre Paris et Bangui.
AS/Informateur.ci












