@informateur.ci- La polémique enfle autour de l’issue de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Deux mois après la finale, la décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) d’attribuer la victoire au Maroc équipe nationale de football sur tapis vert face au Sénégal équipe nationale de football continue de susciter de vives réactions. Parmi les voix les plus critiques figure celle de Claude Le Roy, ancien sélectionneur des Lions de la Teranga.
Intervenant ce mercredi 18 mars sur RTL, le technicien français n’a pas mâché ses mots. Il qualifie la décision de la CAF d’“invraisemblable”, dénonçant une situation qu’il juge incompréhensible. Selon lui, une telle issue dépasse l’entendement et illustre ce qu’il appelle “l’inintelligence humaine”, dans un contexte où les débats sur les avancées technologiques occupent déjà le devant de la scène.
Pour rappel, le Sénégal s’était imposé (1-0 après prolongation) lors de la finale disputée à Rabat, le 18 janvier 2026. Mais la CAF a finalement invalidé ce résultat, estimant que les joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse avant la fin réglementaire du match, après un penalty litigieux accordé au Maroc en toute fin de rencontre.
Claude Le Roy reconnaît une erreur des joueurs sénégalais, mais estime que celle-ci aurait dû être sanctionnée immédiatement par l’arbitre, et non faire l’objet d’une décision aussi tardive. Il révèle également avoir échangé avec le capitaine Sadio Mané au moment des faits, lui conseillant de privilégier l’honneur sportif. Le retour des joueurs sur le terrain n’a toutefois pas empêché la controverse.
L’ancien sélectionneur pointe également du doigt une possible influence extérieure, évoquant des pressions exercées par Gianni Infantino. Des accusations lourdes qui alimentent davantage le débat autour de la gouvernance du football africain.
Malgré l’organisation saluée de la compétition par le Maroc, Claude Le Roy déplore une décision qu’il juge préjudiciable pour l’image du football africain. Il appelle à recentrer les priorités sur la formation et le développement du sport sur le continent.
De son côté, la Fédération sénégalaise a annoncé son intention de saisir le Tribunal arbitral du sport dans les plus brefs délais, laissant présager une nouvelle bataille juridique dans ce dossier déjà explosif.
Yannick KOBO












