@informateur.ci- Le gouvernement burkinabè a adopté un projet de loi visant à dissoudre la Commission électorale nationale indépendante (CENI), dans le cadre des réformes de refondation de l’État. Le texte attend le vote de l’Assemblée législative de transition.
Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi 16 juillet 2025, le gouvernement burkinabè a adopté un projet de loi visant à dissoudre la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de refondation de l’État, a précisé le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo.
Selon les autorités, cette décision répond à un besoin de réorganisation institutionnelle et à une volonté de rationaliser les charges de fonctionnement de l’administration publique. Le ministre a souligné que cette réforme s’inscrit dans les objectifs de transition du pays, marquée par une volonté de redéfinir les structures électorales et administratives.
La mise en œuvre de cette dissolution n’est toutefois pas encore actée. Le projet de loi devra d’abord être examiné et adopté par l’Assemblée législative de transition (ALT), seule habilitée à valider la décision. Ce vote sera déterminant pour l’avenir du processus électoral au Burkina Faso.
Depuis plusieurs mois, le pays s’engage dans une série de réformes institutionnelles destinées à renforcer l’efficacité de l’appareil étatique, dans un contexte de transition politique et sécuritaire. La Commission électorale, créée pour garantir l’impartialité et la transparence des scrutins, pourrait donc céder la place à une nouvelle structure, dont les contours restent à définir.
Djah OPELY












