@informateur.ci- Le dossier de Kemi Seba connaît un nouveau rebondissement en Afrique du Sud. Présenté ce 29 avril devant la justice à Pretoria, l’activiste a vu l’examen de sa demande de liberté sous caution renvoyé au 11 mai. En attendant, il demeure en détention provisoire, tandis que le Bénin maintient sa demande d’extradition.
Arrêté à la mi-avril alors qu’il tentait de quitter clandestinement le territoire sud-africain, Kemi Seba comparaissait pour la deuxième fois. Cette audience a permis au parquet de détailler les charges, après examen des rapports de police visant également son fils et l’activiste sud-africain François van der Merwe. Le tribunal n’a toutefois pas tranché immédiatement sur la liberté sous caution, préférant reporter sa décision.
Le ministère public s’oppose fermement à cette libération, accusant l’activiste d’avoir envisagé des «attaques terroristes» en Europe. Des allégations rejetées par l’intéressé et ses avocats. « Il nie catégoriquement ces accusations », a déclaré son conseil, dénonçant une tentative de le présenter comme une menace majeure.
L’enquête met en lumière une opération d’infiltration ayant conduit à son arrestation. Selon les autorités, François van der Merwe aurait sollicité une société de sécurité pour organiser un passage illégal vers le Zimbabwe. Deux policiers infiltrés se seraient fait passer pour des agents afin de piéger le groupe.
Lors de l’interpellation, environ 318 000 rands ont été saisis, somme supposément destinée à financer cette opération. Le parquet s’intéresse également à l’origine des fonds, évoquant de possibles connexions avec des réseaux russes.
Recherché par les autorités béninoises pour son implication présumée dans une tentative de coup d’État contre Patrice Talon, Kemi Seba a parallèlement introduit une demande d’asile en Afrique du Sud, ajoutant une dimension diplomatique à cette affaire complexe.
Djah OPELY












