@informateur.ci- Au Burkina Faso, le Conseil supérieur de la magistrature a sanctionné plusieurs magistrats pour des manquements à l’éthique professionnelle entre novembre 2024 et juin 2025. Des sanctions allant du blâme à la révocation ont été prononcées.
Dans le cadre de la moralisation de la justice burkinabè, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a pris des sanctions à l’encontre de plusieurs magistrats ayant enfreint les principes déontologiques de la profession. Réuni en session extraordinaire du 28 au 30 juillet 2025, le CSM a dressé un bilan des activités de ses chambres disciplinaires sur la période allant du 25 novembre 2024 au 25 juin 2025.
Cette session s’inscrit dans le prolongement des réformes engagées dans le secteur judiciaire, lesquelles ont conduit à la mise en place de chambres disciplinaires chargées de veiller au respect de l’éthique, de la compétence et de la dignité au sein du corps judiciaire.
Au total, huit dossiers ont été traités en première instance par la chambre disciplinaire, concernant sept magistrats. Deux recours ont été examinés en seconde instance et un en cassation. Les faits reprochés incluent des manquements aux devoirs d’indépendance, d’intégrité, de réserve, d’honneur et d’impartialité.
À l’issue de ces procédures, plusieurs sanctions ont été prononcées : Trois magistrats ont écopé de blâmes ; Un magistrat a été rétrogradé d’un échelon ; Un autre a subi un abaissement de trois échelons ; Un cas de rétrogradation a été prononcé ; Un magistrat a été mis à la retraite d’office ; Enfin, un autre a été révoqué.
Le CSM précise que des mesures administratives et judiciaires avaient été prises en amont contre les magistrats concernés, dans le souci de préserver la crédibilité des juridictions locales et l’image de la justice burkinabè.
L’instance supérieure de régulation judiciaire a réaffirmé son engagement pour une justice exemplaire, fondée sur la probité, le patriotisme et la compétence. Tout en saluant les efforts de l’ensemble des magistrats, le CSM les appelle à respecter scrupuleusement les obligations prévues dans les textes régissant leur profession, notamment la loi organique n°050-2015 et ses amendements, ainsi que le code de déontologie de 2017.
Cette vague de sanctions marque une nouvelle ère de rigueur dans la gouvernance du secteur judiciaire au Burkina Faso.
Djah OPELY













