@informateur.ci- Le ministère burkinabè de la Justice et des Droits humains a annoncé ce mardi 12 août, la mort de l’officier d’infanterie Edouard Gustave Simporé, découvert sans vie au sein du Camp militaire Baba Sy, à Ouagadougou.
Selon le communiqué officiel, l’officier avait été interpellé la veille, 11 août 2025, pour des faits présumés d’insubordination. Placé sous la responsabilité des autorités militaires compétentes, il se trouvait en détention dans l’enceinte du camp au moment du drame.
Les premiers éléments recueillis sur place indiqueraient qu’Edouard Gustave Simporé a été atteint d’un projectile à la tête, laissant envisager l’hypothèse d’un suicide par arme à feu. Toutefois, les autorités se veulent prudentes et rappellent qu’aucune conclusion définitive ne peut être tirée avant la fin des investigations.
Dès l’annonce du décès, le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes des faits. La gendarmerie nationale et la police judiciaire militaire sont mobilisées pour procéder aux constatations, auditionner les témoins et analyser les indices matériels recueillis sur les lieux.
Par ailleurs, une autopsie médico-légale a été ordonnée par le procureur de la République pour déterminer avec précision la cause de la mort.
Dans son communiqué, le ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions, a assuré l’opinion publique que « toute la lumière sera faite sur cette affaire » et que les résultats de l’enquête seront rendus publics dès que possible.
Cette affaire, qui survient dans un contexte sécuritaire et institutionnel sensible pour le pays, suscite de nombreuses interrogations au sein de l’opinion. Les conclusions officielles sont très attendues.
Yannick KOBO












