‘@Informateur- Dans une interview qu’il a accordée à notre confrère LeFaso.net, Naaba Boalga, président de l’Association pour la tolérance religieuse et le dialogue interreligieux (ATR/DI), Issaka Sourwèma à l’état civil, estime que les militaires qui ont fait irruption sur la scène politique burkinabè le 24 janvier dernier auront besoin une transition d’au moins 3 ans.

«Il faut une limite, mais pas un an. On a vu ce que ça a donné en 2015. (…) Il faut donc déjà jeter les bases de ce qui sera la gouvernance à l’issue des prochaines élections. Deux ans au minimum et trois ans au maximum me paraissent indiqués. Croyez-moi, ça va aller très vite», a proposé Issaka Sourwèka.
Un délai qu’avait proposé également le président de la Plateforme panafricaine Efforts de Paix, Hamed Savadogo, dans une interview qu’il avait accordée à Opéranews le 28 janvier dernier. «C’est au peuple de décider et je pense qu’une idée consensuelle sera dégagée lors des consultations annoncées par le chef de l’Etat. Pour ma part, je pense que 3 années sont raisonnables au regard de l’ampleur de la crise sécuritaire. (…) J’estime que cette transition naissante porte beaucoup d’espoir après qu’on ait vu jusqu’où la haine et le manque de tolérance peuvent conduire un pays», avait suggéré Hamed Savadogo.

Outre le délai de trois ans que ces deux personnalités proposent, le président de l’Association pour la tolérance religieuse et le dialogue interreligieux va plus loin. «Il urge également d’armer juridiquement l’Etat pour que les salaires du président, des ministres, des directeurs généraux et des hauts-fonctionnaires soit plafonnés d’une façon ou d’une autre. Cela doit être aussi bien valable pour les autorités de la Transition que pour les futurs gouvernants élus», souhaite M. Sourwèma.
Dans leurs contributions pour un Burkina Faso stable qui renoue avec sa sécurité et son développement d’antan, les deux interviewés n’ont pas manqué de plaider surtout auprès des institutions sous régionales comme la Cedeao afin qu’elles ne sanctionnent pas le pays.
Faut-il le rappeler, la commission technique d’élaboration de projet de texte et de l’agenda de la transition créée par décret par le Lieutenant-Colonel Paul Henri Damiba a été officiellement installée mardi pour produire dans un délai de deux semaines le portrait du futur du Burkina Faso.
Alfred SIRIMA












