‘@informateur- Une semaine après la rébellion avortée d’Evgueni Prigogine et ses troupes qui projetaient de marcher sur Moscou pour faire tomber le commandement militaire russe qu’ils accusent d’incompétence, la Russie a bien repris les choses en main.
Ouverture d’une enquête contre Prigojine, appel aux combattants de Wagner à intégrer l’armée sous contrat, à rentrer en famille ou à s’exiler en Biélorussie, restriction des médias favorables au groupe Wagner, délogement du siège de Wagner à Saint-Pétersbourg ect,. Vladimir Poutine n’a pas mis du temps à faire le ménage dans ce feuilleton qu’il a lui-même qualifié de «coup de couteau dans le dos».
Inutile de dire que le Patron de Wagner n’est plus en odeur de sainteté avec Moscou depuis qu’il a franchi le Rubicon en tentant de saper l’autorité du maître du Kremlin. Que ce dernier soit désormais banni du territoire russe et se retrouve chez le voisin Biélorusse, est le signe d’un divorce patent. Cette situation n’interroge pas moins l’avenir des rapports entre les pays africains et le groupe Wagner.
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Présent en Centrafrique et au Mali pour ne citer que ces deux pays où l’activisme du groupe paramilitaire retient beaucoup l’attention, l’on s’interroge à juste titre d’ailleurs comment cette coopération va-t-elle se poursuivre dans un contexte où le patron de ces troupes défie ouvertement son parrain, Vladimir Poutine.
Certes, le ministre des Affaires étrangères russe, Serguei Lavrov s’est empressé au lendemain du forfait de Prigojine de dire que «les pays africains avaient le choix de décider de la poursuite ou non de la coopération avec Wagner», mais le silence des pays concernés dénote d’une irresponsabilité.
Quand on sait que Wagner dépend des financements et de la logistique russe pour prospérer en Afrique, il y a un réel risque que ce groupe réduise dans les mois à venir ses activités africaines ou deviennent moins efficaces que par le passé. A moins de piller à grande échelle les ressources de ces pays pour compenser le manque à gagner.
Sinon en l’état actuel des choses, un pays comme le Mali n’est pas encore du tout rentable économiquement pour Wagner. Il y a donc des chances que les alliés africains de Wagner se retrouvent seuls. Ce qui serait un désastre pour ces deux pays que sont le Mali et la Centrafrique qui ont chassé pratiquement de leur territoire tous leurs partenaires militaires occidentaux. Y songez dès maintenant c’est opter de prévenir plutôt que de guérir.
Alfred SIRIMA












