‘@Informateur- Au terme d’un mois de consultation populaire sur les reformes à initier pour remettre le pays sur les rails, la présentation de la synthèse a réuni du 28 au 30 décembre dernier, des partis politiques, la société civile et les autorités de la transition au Centre international de conférence de Bamako. Entre autres recommandations, ces assises ont décidé d’un prolongement de la transition de 6 à 5 ans. Une onction qui offre toute latitude au Colonel Assimi Goïta et ses hommes de se tailler un chronogramme à leur convenance. L’homme fort du Mali a d’ailleurs saisi cette opportunité pour rassurer que ce chronogramme sera bientôt connu.
Mais déjà, une source proche de la junte contactée par informateur.ci, croit savoir que ce délai sera de 2 ans. «Si Ibrahim Boubacar Keïta était resté au pouvoir son mandat aurait couru jusqu’en août 2023. Autant accorder le temps restant à la transition pour qu’elle réalise les réformes institutionnelles nécessaires souhaitées par le peuple avant l’élection», confie notre source.
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L’autre point saillant de la synthèse des consultations populaires, c’est le choix clairement affiché par les participants de «développer de nouveaux partenariats militaires avec des puissances militaires pour mieux défendre la souveraineté du pays». Du pain bénit pour la transition qui a réactivé officiellement, ces derniers mois, une coopération très active avec la Fédération de Russie avec en prime des velléités de collaboration avec la Société militaire privée Wagner de Dimitri Oukine.
Mais les assises n’ont pas fait que acter la prospection de nouveaux partenariats militaires, elles demandent également de manière pressante au titre de la défense nationale que de nouveaux camps militaires soient implanter dans le centre pour contrer le jihadisme.
On peut l’affirmer ces assises donnent carte blanche à la transition pour redéfinir sa feuille de route avec un nouveau chronogramme. Quelle sera la réaction de la Cedeao, des partenaires au développement du Mali mais surtout de la France? Wait and see.
Alfred SIRIMA












