Cela est devenu un secret de polichinelle. Depuis un certain temps, les spéculations vont bon train concernant la candidature du président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara à l’élection présidentielle de 2020. Cette probabilité d’un troisième mandat du mentor du RDR donne lieu à toutes sortes de supputations dans chaque chapelle politique et les amène à prévoir un plan B, dont on ne sait la nature, d’autant plus que le chef de l’Etat, Alassane Ouattara continue de tenir des discours ambigus qui entretiennent le flou sur sa candidature à la présidentielle à venir en Côte d’Ivoire. Ignorant à la limite la coalition politique qui l’a porté à la magistrature suprême.
Le président Ouattara peut s’être trompé dans l’emploi de certains termes car l’erreur est humaine. Mais dans ce cas, il aurait fallu pour se dédouaner en quelque sorte, produire pour le compte de sa bonne foi, un autre discours de « rattrapage » pour contenter ou rassurer un tant soit peu, non seulement ses alliés du RHDP, mais aussi l’ensemble des acteurs politiques et par ricochet les populations ivoiriennes.
Qu’à cela ne tienne, et même si la constitution qu’il a modifiée le lui permet, comme il l’a signifié lors d’une interview récente qu’il a accordée à un média français, le président Ouattara ne peut balayer du revers de la main les accords qu’il a signés avec son premier allié le PDCI, qui lui ont permis de briguer successivement deux mandats, pour prétendre à un troisième. Lesquels accords, il faut avoir l’honnêteté de le dire, faillirent « détruire » le PDCI à cause des dissensions nées du soutien infaillible du premier responsable du PDCI, L’ex-chef d’Etat ivoirien, Henri Konan Bédié à son « jeune frère », Alassane Ouattara. L’on se souvient encore des palabres autour de l’Appel de Daoukro. Et à cette époque, le président Bédié avait été traité de tous les noms.
C’est pourquoi, il est temps que le président Ouattara renvoie l’ascenseur à son ainé, Henri Konan Bédié, qui a tout orchestré pour qu’il soit encore au pouvoir, par devoir de reconnaissance. Et que la sagesse et le respect de la parole donnée et des accords passés prennent le pas sur les ambitions personnelles. Car le jeu politique obéit aussi à une certaine éthique. Sans laquelle toute alliance ne serait que chimérique.
Commençons par dire ‘’non’’ un jour, pour l’honneur qui caractérise les grands hommes, même si en politique on ne dit jamais ‘’jamais’’.
Yannick Kobo











