@informateur.ci- Face aux enjeux politiques et stratégiques au Togo, le président de la République, ou plutôt le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, s’est barricadé derrière de nouveaux hommes de confiance dans l’armée. En effet, il a opéré un vaste remaniement sécuritaire par décrets présidentiels, pour procéder à une reconfiguration de la chaîne de commandement des Forces armées togolaises (FAT) et de l’Agence nationale de renseignement (ANR).
Au titre des principales nominations au sein des FAT, le Général de Brigade Tchakpélé Aklesso, ancien directeur de l’ANR, devient le nouveau Chef d’état-major général. Il remplace le général Dimini Allaharé. En ce qui concerne les renseignements, le Colonel Akapo Ayévalagni en est le nouveau Directeur général, avec pour adjoint le Colonel Samarou Essowè. Au niveau de la sécurité présidentielle, le colonel Kilimou Mazama-Esso est fait chef d’état-major particulier du président Faure Gnassingbé.
Pour les observateurs, si la raison officielle de ces changements effectués par Faure Gnassingbé à la tête de l’armée ne manque pas de pertinence, c’est en réalité un bon prétexte pour procéder à un nouveau verrouillage de son armée par le positionnement de ses nouveaux hommes de confiance.
Officiellement, cette refonte de la hiérarchie de l’armée togolaise vise à faire face à la menace djihadiste qui se diversifie et qui s’intensifie. En effet, le nord du Togo, en particulier la région des Savanes, subit d’incessantes incursions terroristes en provenance du Burkina Faso. Mais pour les observateurs, si la raison officielle de ces changements effectués par Faure Gnassingbé à la tête de l’armée ne manque pas de pertinence, c’est en réalité un bon prétexte pour procéder à un nouveau verrouillage de son armée par le positionnement de ses nouveaux hommes de confiance.
Il est question de déplacer des pions qui ont duré aux hauts postes de l’armée pour briser d’éventuels réseaux qui auraient pu se constituer. C’est la pratique bien rodée de la limitation des cycles de commandement pour empêcher que des têtes de pont ne s’enracinent trop solidement dans des réseaux qui pourraient menacer à la longue le régime. Ainsi, presque tous les deux ans, Faure Gnassingbé, au pouvoir au Togo depuis 2005, retouche en profondeur la hiérarchie de son armée.
Sir ALFRED











