@informateur.ci- Invité, comme les autres leaders de l’opposition, à participer à la célébration de la fête nationale qui s’est déroulée le 7 août 2026, à Yopougon, à l’ouest d’Abidjan, l’ancien chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, y a brillé par son absence.
Alors que les supputations allaient bon train et que beaucoup d’Ivoiriens espéraient secrètement qu’il ferait mentir les augures, l’ancien président Laurent Gbagbo est resté fidèle à ses habitudes depuis son retour de la CPI. Il ne s’est donc pas rendu à Yopougon où se déroulait la cérémonie officielle de la célébration du 66e anniversaire de l’accession de la Côte d’Ivoire à la souveraineté nationale.
Et pourtant, comme il le fait chaque 7 août, l’actuel locataire du palais présidentiel, Alassane Ouattara, a pris le soin d’adresser une invitation, en bonne et due forme, à son prédécesseur. Et comme ce dernier y a habitué son successeur, il n’a pas daigné se déplacer. De sorte que cette occasion que beaucoup entendaient voir se transformer en un ‘’moment cathartique’’ propice à de vraies retrouvailles entre les deux hommes après leur dernière rencontre du 27 juillet 2021, en présence de feu Henri Konan Bédié, n’a pas eu lieu. Las !
- L’on peut pointer la maladresse de la démarche du fondateur du PPA-CI
En effet, comment ne pas regretter ces absences répétées qui commencent à prendre des allures d’actes manqués de la part de Laurent Gbagbo qui affiche ainsi ses rancœurs et son incapacité à faire tabula rasa du passé pour appréhender l’avenir sans œillères, ni rancune ? Et dire qu’il attend du Président Alassane Ouattara que ce dernier défère à ses doléances, notamment, la libération des prisonniers appartenant à son camp et qui sont poursuivis pour des crimes en lien avec les dernières crises politiques.
Pour le coup, l’on peut pointer la maladresse de la démarche du président du PPA-CI. Car, comment amener son successeur à faire droit à ses requêtes s’il n’a pas la décence de répondre à ses invitations ? Surtout que l’on est dans un cadre républicain qui commande que Laurent Gbagbo fasse abstraction de son amour-propre ou de son ego. Comme un certain Tidjane Thiam qui a bien voulu se faire représenter afin de ne pas faire entorse à la tradition républicaine qui fait peu cas des émotions.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’absence de l’ancien chef de l’Etat fait tache. Et rend totalement inaudibles ses préoccupations. En voulant marquer le coup, il montre son incohérence, une de plus, parce qu’on ne peut rien attendre de quelqu’un qui n’attend désormais rien de nous. C’est la loi du genre.
Ousmane MODIBO











