@informateur.ci- Le Burkina Faso prévoit de franchir une nouvelle étape dans sa stratégie sécuritaire avec le recrutement de 100 000 civils destinés à intégrer la réserve militaire d’ici fin 2026. L’annonce a été faite par le ministre de la Défense, le général Célestin Simporé, à l’issue d’un Conseil des ministres tenu à Bobo-Dioulasso.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet de loi adopté par le gouvernement pour renforcer les capacités opérationnelles de défense et structurer un vivier de réservistes rapidement mobilisables. L’objectif affiché est également de consolider la souveraineté nationale à travers une mobilisation accrue des ressources internes.
Selon les autorités, cette réserve sera composée de citoyens en âge de combattre, formés et susceptibles d’être déployés en cas de besoin, notamment face aux défis sécuritaires ou lors de crises humanitaires. « Tous les citoyens en âge de se battre seront formés et appelés au besoin », a précisé le ministre.
Dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré depuis 2022, le pays est confronté à une insécurité persistante liée aux attaques de groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à Daesh. Ces violences ont fait des milliers de victimes et déplacé de nombreuses populations au cours de la dernière décennie.
Pour faire face à cette situation, les autorités burkinabè s’appuient déjà sur des forces supplétives, notamment les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), engagés aux côtés de l’armée régulière.
Le projet de loi relatif à la création et à l’organisation de cette réserve militaire devra encore être examiné et adopté par l’Assemblée législative de transition avant sa mise en œuvre effective.
Djah OPELY












