@informateur.ci- Des combats étaient en cours samedi 25 avril au Mali, où l’armée a annoncé avoir repoussé des attaques coordonnées menées par des « groupes terroristes » non identifiés. Plusieurs positions militaires ont été visées dès les premières heures de la matinée, notamment dans la capitale Bamako et dans différentes régions du pays.
Selon des témoins, des sources sécuritaires et des responsables locaux, des détonations et des tirs nourris ont été entendus dans plusieurs localités, dont Kati, ville stratégique qui abrite la résidence du chef de l’État, le général Assimi Goïta. Des explosions ont également été signalées dans le nord et le centre du pays, notamment à Gao, Kidal et Sévaré.
À Bamako, la situation demeurait tendue en matinée, avec un important dispositif sécuritaire déployé autour des sites sensibles. Des hélicoptères survolaient notamment les abords de l’aéroport, selon des constatations sur place. Les autorités militaires affirment suivre de près l’évolution de la situation, sans fournir de bilan officiel à ce stade.
Le Mali reste plongé dans une crise sécuritaire profonde depuis 2012, marquée par la multiplication des attaques de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à État islamique, ainsi que par des violences communautaires et des mouvements indépendantistes.
Dirigé par une junte issue des coups d’État de 2020 et 2021, le pays a récemment réorienté ses alliances stratégiques. Après le retrait du groupe paramilitaire russe Wagner en 2025, ses opérations ont été reprises par l’Africa Corps, sous contrôle direct du ministère russe de la Défense.
Ce regain de violence souligne les défis persistants auxquels les autorités maliennes sont confrontées pour stabiliser le territoire.
Djah OPELY












