@informateur.ci- Le militant panafricaniste Kemi Seba a été interpellé en Afrique du Sud, où il fait désormais l’objet d’une procédure d’extradition vers le Bénin. Recherché par les autorités béninoises, l’influenceur est accusé d’avoir soutenu la tentative de coup d’État survenue en décembre dernier.
Selon la police sud-africaine, l’arrestation a eu lieu lundi dans un centre commercial de Pretoria. Le militant a été appréhendé en compagnie de son fils et d’un facilitateur, soupçonné d’avoir perçu une importante somme d’argent pour organiser leur passage clandestin vers le Zimbabwe, via le fleuve Limpopo. Les autorités indiquent que le groupe projetait ensuite de rejoindre l’Europe.
Placés en détention provisoire, les suspects doivent comparaître devant la justice sud-africaine le 20 avril 2026. En parallèle, une procédure d’extradition est en cours à la demande de Cotonou, où un mandat d’arrêt a été émis contre Kemi Seba pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion».Très influent sur les réseaux sociaux, où il cumule près de 1,5 million d’abonnés, le président de l’ONG «Urgences panafricanistes» est connu pour ses prises de position virulentes contre les puissances occidentales et certains dirigeants africains. Opposant déclaré au président Patrice Talon, il avait publiquement salué la tentative de putsch du 7 décembre, la qualifiant de « jour de libération».
Ce coup d’État, rapidement déjoué avec le soutien des forces béninoises et de leurs alliés, n’avait pas permis de renverser le régime en place. Par ailleurs, Kemi Seba a déjà été interpellé à plusieurs reprises, notamment en France, où il a été entendu dans une enquête liée à de présumés liens avec le groupe paramilitaire russe Wagner.
Dans ce contexte judiciaire complexe, son éventuelle extradition vers le Bénin pourrait raviver les tensions politiques à l’approche des prochaines échéances électorales.
Djah OPELY












