@informateur.ci- Le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh a été réélu pour un sixième mandat à la tête de Djibouti, selon les résultats officiels publiés à l’issue du scrutin de vendredi. Le chef de l’État, âgé de 78 ans, a recueilli 97,81 % des suffrages, dans une élection marquée par l’absence de réelle concurrence.
Face à lui, un seul candidat, Mohamed Farah Samatar, ancien membre du parti au pouvoir. Une configuration qui, selon plusieurs analystes, limitait fortement les enjeux démocratiques du scrutin. Les principaux partis d’opposition ont, une nouvelle fois, boycotté le processus électoral, dénonçant des restrictions aux libertés politiques et un manque de transparence.
De son côté, le gouvernement rejette fermement ces accusations. Les autorités assurent que le vote s’est déroulé dans des conditions régulières et contestent toute idée d’irrégularités ou d’abus généralisés.
Au pouvoir depuis 1999, Ismaïl Omar Guelleh avait succédé à Hassan Gouled Aptidon, figure fondatrice de l’État djiboutien. Depuis, il a consolidé son emprise sur la vie politique du pays.
Plus récemment, des réformes institutionnelles ont suscité des critiques. En octobre dernier, le Parlement a supprimé la limite d’âge de 75 ans pour les candidats à la présidentielle, tout en levant l’obligation de référendum pour l’adoption d’une nouvelle Constitution. Cette décision ouvre la voie à une prolongation potentielle du règne du président.
Ces évolutions s’inscrivent dans la continuité des réformes de 2010, qui avaient déjà supprimé la limitation du nombre de mandats présidentiels, tout en réduisant leur durée de six à cinq ans. Un cadre juridique qui permet aujourd’hui à Ismaïl Omar Guelleh de poursuivre son long parcours à la tête du pays.
Djah OPELY












