@informateur.ci- Le bilan des inondations qui frappent le Kenya continue de s’alourdir. Selon le Service national de gestion des catastrophes, au moins 62 personnes ont perdu la vie au 6 mars dans différentes régions du pays, alors que les autorités météorologiques mettent en garde contre la poursuite de fortes précipitations au début de la saison des pluies prolongées.
D’après les données officielles, les victimes se répartissent entre 46 hommes, 8 femmes et 8 enfants. La capitale, Nairobi, est la zone la plus touchée avec 33 décès enregistrés. La région de l’Est arrive en deuxième position avec 17 morts, suivie de la vallée du Rift qui déplore sept victimes.
Les régions de Nyanza et de la côte ont chacune enregistré deux décès, tandis que la région centrale en compte un. Dans plusieurs zones du pays, les pluies diluviennes ont provoqué des crues soudaines, endommageant des habitations et perturbant les activités quotidiennes.
L’Autorité météorologique kényane avertit que de nouvelles pluies intenses pourraient encore frapper différentes parties du territoire dans les prochains jours. Les experts évoquent notamment un risque accru d’inondations soudaines et d’orages violents durant les premières phases de la saison pluvieuse. Ils précisent toutefois que les niveaux de précipitations pourraient varier d’un mois à l’autre.
Face à ces défis climatiques récurrents, le gouvernement tente de renforcer son dispositif de prévision. Le 13 mars 2026, le président William Ruto a approuvé le projet de loi météorologique du Kenya de 2023, une réforme majeure destinée à moderniser le système national de surveillance du climat.
Ce texte prévoit notamment la création de l’Autorité des services météorologiques du Kenya, chargée de coordonner, superviser et fournir plus rapidement des informations météorologiques à l’échelle nationale. Les autorités espèrent ainsi améliorer l’anticipation des catastrophes naturelles et renforcer la protection des populations face aux phénomènes climatiques extrêmes.
Djah OPELY












