@informateur.ci- Le président malgache, Andry Rajoelina, a annoncé ce lundi 29 septembre 2025 la dissolution de son gouvernement, à la suite de plusieurs jours de manifestations qui ont secoué le pays.
Ces mobilisations, menées principalement par des jeunes protestant contre les coupures d’eau et d’électricité, ont été marquées par une répression sanglante, faisant au moins 22 morts et plus de 100 blessés, selon un bilan publié par les Nations unies.
Ces manifestations, inspirées par les mouvements de jeunesse dits « Gen Z » au Kenya et au Népal, constituent les plus importantes mobilisations populaires qu’ait connues Madagascar depuis plusieurs années. Elles représentent également le plus grand défi politique pour Andry Rajoelina depuis sa réélection en 2023.
Dans une allocution télévisée, le chef de l’État a reconnu les manquements de son équipe gouvernementale : «Nous nous excusons si des membres du gouvernement n’ont pas accompli les tâches qui leur ont été confiées », a-t-il déclaré, avant de confirmer la dissolution de l’exécutif en place.
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a condamné la répression, précisant que les victimes incluaient à la fois des manifestants et des passants tués par les forces de sécurité. D’autres décès seraient survenus dans un contexte de violences et de pillages généralisés, parfois commis par des groupes non affiliés aux protestataires.
Cette décision présidentielle ouvre une période d’incertitude politique dans cette île de l’océan Indien, où la population exprime un ras-le-bol croissant face aux coupures d’électricité et d’eau qui paralysent le quotidien et l’économie. La formation d’un nouveau gouvernement sera scrutée de près, tant par l’opposition que par la communauté internationale, qui appelle au respect des droits humains et au retour au calme.
Djah OPELY












