@informateur.ci- En Guinée (Conakry), les électeurs sont conviés ce dimanche 21 septembre 2025, dans les urnes pour voter pour ou contre le projet d’une nouvelle Constitution qui, si elle est adoptée, va tourner la page de ‘’ La Charte de la Transition ‘’ à laquelle le coup d’Etat du 21 septembre 2021 conduit par Mamadi Doumbouya pour évincer le Président Alpha Condé avait donné naissance.
L’objectif est de parvenir au rétablissement de l’ordre constitutionnel, après quatre années de transition qui ont été marquées par les dénonciations de violations des libertés et des droits de l’Homme, ainsi que du musèlement de l‘opposition et des médias. Il s’agit aussi pour la Guinée de refermer la page des sanctions prises contre la junte par les organisations sous-régionales et la communauté internationale.
Le projet de la nouvelle Constitution prévoit d’établir un septennat, un mandat de sept (7) ans pour le chef de l’Etat, renouvelable une seule fois. Qui plus est, les candidats indépendants sont désormais admis à être candidats à l’élection présidentielle.
Autre disposition notable, le projet de nouvelle Constitution accorde aux anciens Présidents de la République l’immunité pour les actes posés dans l’exercice de leurs fonctions. Ce qui fait dire à nombre d’observateurs et à l’opposition guinéenne que les acteurs de la Transition entendent se mettre à l’abri en prenant des textes qui leur éviteront de répondre des actes commis par la junte, quand ils viendront à quitter le pouvoir.
Mieux, les partis de l’opposition soupçonnent Mamadi Doumbouya d’avoir taillé un texte constitutionnel sur mesure pour se présenter à l’élection présidentielle et se faire élire ensuite dans des conditions douteuses en vue de passer du putsch à un mandat constitutionnel sous des faux dehors démocratiques, et appellent, en signe de protestation, au boycott du référendum qui, selon elle, est pliée à l’avance pour un oui massif.
Maurice Konan KOUASSI












