@informateur.ci- En Côte d’Ivoire, les réseaux sociaux sont le théâtre d’une agitation postélectorale inquiétante. Des propos incendiaires, des messages d’incitation aux troubles et à la violence. Des discours irrévérencieux à l’égard des plus hautes autorités, des injures et attaques gratuites à l’encontre de l’opposition ou du parti au pouvoir, chacun y allant de son bord et de son opinion politique. Des campagnes de dénigrement orchestrées, les uns contre les autres.
C’est le règne de la spéculation, de l’intoxication, de la désinformation, de la manipulation et des fake news, avec toutes sortes de photos montages et de manipulation d’image et de voix, via l’Intelligence Artificielle (IA), qui ne présentent aucune vraisemblance mais qui peuvent solidement induire le public non averti en erreur, avec un pouvoir de nuisance réel.
Si certains blogueurs, cyber-activistes et autres influenceurs sont bien identifiés et connus, le plus souvent, derrière les dérives en ligne se cachent des acteurs masqués, encagoulés qui opèrent sans visage réel, via des faux comptes sur internet, pour des officines occultes qui les recrutent pour s’attaquer à l’adversaire. Parfois, c’est une sale guerre de la communication. A l’ère des toutes nouvelles et plus récentes technologies de la communication et de l’information, les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire ont remplacé la presse, notamment, dans le rôle qu’on lui reprochait naguère : les propos incendiaires.
A la différence que la presse présente des visages bien connus, des professionnels répertoriés et soumis aux règles qui encadrent la profession, à une éthique et à une déontologie, ainsi qu’à une autorité de régulation. Ce sont des entreprises de presse légalement constituées et dirigées par des chefs d’entreprise qui ont des charges et des responsabilités. Et qui, nonobstant les violations qui peuvent survenir, savent les limites à ne pas franchir.
Ce qui est loin d’être le cas des acteurs des réseaux sociaux, sur qui on ne peut compter pour contribuer à l’apaisement du climat politique en cette période préélectorale. Il faut donc en appeler à la responsabilité et à la conscience de tous et de chacun.
Maurice Konan KOUASSI












