@informateur.ci- En Côte d’Ivoire, à l’annonce de l’amorce de la protestation du parti du président Laurent Gbagbo, le Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) contre le projet de quatrième mandat du président de la République sortant, Alassane Ouattara, candidat à sa propre succession, on a craint le pire.
Beaucoup, à commencer par les autorités, redoutaient que ce parti ne lança un mot d’ordre de manifestations publiques qui, dans toutes les régions de Côte d’Ivoire, allait jeter dans les rues des milliers de militants et partisans qui auraient paralysé le pays.
Les adversaires du président Laurent Gbagbo lui avaient, en raison de son inéligibilité à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, prêté de sombres intentions qui ont été fort heureusement démenties par les faits.
Car le lundi 15 septembre 2025, à l’entame de cette action de protestation annoncée, il n’en a rien été. Certes l’orage n’est pas encore passé… mais c’est de la façon la plus citoyenne et la plus pacifique que les émissaires du PPA-CI au sein des délégations constituées à cet effet ont rencontré les autorités préfectorales pour leur remettre, chacune dans les différentes régions, en toute responsabilité, la motion de protestation qui a été préparée. Pas de débordements signalés, pas de manifestations violentes, aucun acte de vandalisme ou de troubles à l’ordre public.
Ce lundi-là, la Côte d’Ivoire n’a pas brûlé comme certains le prédisaient, parce que ce n’était pas l’intention du parti de Laurent Gbagbo de mettre le feu au pays, à la veille de l‘élection présidentielle. Il faut le souligner, la protestation pacifique du PPA-CI contre le projet de quatrième mandat du Chef de l’Etat sortant est à saluer et à enseigner…au regard de ce que l’on a pu entendre la veille et des inquiétudes qui ont pu en naître.
Le parti de Gbagbo dément ainsi, par les faits et les actes, les accusations portées contre lui au lendemain des événements de Yopougon au cours desquels un bus de la SOTRA et un véhicule de police ont été saccagés par des personnes qui ont fait des témoignages selon lesquels elles ont été mises en mission par le PPA-CI.
En prouvant que son action – légitime du point de vue de la liberté d’expression et du libre jeu démocratique – de protestation contre le projet de quatrième mandat de Ouattara et tout aussi bien contre l’inéligibilité qui frappe son leader, n’est pas une volonté dissimulée de ‘’ troubles à l’ordre public ‘’, d’ ‘’ atteinte à la sûreté de l’Etat ‘’ voire de ‘’ déstabilisation de la Côte d’Ivoire ‘’, comme on a pu l’entendre, le PPA-CI marque un bon point.
Maurice Konan KOUASSI












