@informateur.ci- Juste après que le Conseil constitutionnel a validé sa candidature, le lundi 08 septembre 2025, l’ancienne Première dame Simone Ehivet Gbagbo s’est lâchée. Au comble du contentement, elle n’a pu s’empêcher de féliciter le juge des élections.
Sur 60 candidats à la candidature qui ont déposé leurs dossiers à la Commission électorale indépendante (CEI), cinq (5) ont été retenus. Parmi ces heureux « élus », l’ancienne Première dame Simone Ehivet Gbagbo, présidente du Mouvement des générations capables (MGC) et porte-parole de la Coalition pour une alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI). Sitôt l’arrêt du Conseil constitutionnel connu, elle n’a pas manqué de traduire sa joie, félicitant, dans le même mouvement, le juge des élections pour le travail abattu. « Je remercie le Conseil constitutionnel qui a fait son travail ; qui a tenu à donner les détails de ce qui a motivé, à chaque fois, sa décision. C’est un bon travail. Merci au Conseil constitutionnel », s’est-elle réjouie.
Il n’en a pas fallu plus pour déclencher l’ire de l’opposition radicale réunie au sein du Front commun (PDCI-RDA / PPA-CI) qui a vu les dossiers de ses leaders retoqués par le Conseil constitutionnel. Et depuis, sur les réseaux sociaux, c’est la curée. Simone Gbagbo est violemment prise à partie par les militants et sympathisants de Gbagbo et de Thiam qui n’ont pas de mots assez durs pour qualifier l’ex-égérie de la défunte Refondation.
- Le premier constat que fait l’observateur de la vie politique
Passés les premiers moments qui ont suivi cette sortie, le premier constat que fait l’observateur de la vie politique nationale va de soi : l’ancienne Première dame se moque visiblement de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam. Sinon comment expliquer qu’elle puisse féliciter le Conseil constitutionnel qui a justement invalidé les candidatures du fondateur du PPA-CI et du président du PDCI-RDA ? Visiblement, Simone Ehivet Gbagbo, l’une des figures de proue des contestataires de la candidature du président du RHDP, Alassane Ouattara et, surtout, une des contempteurs du processus électoral, semble avoir tiré un trait sur les revendications de l’opposition concernant le processus électoral.
C’est une prise de parole qu’il convient certes de placer dans son contexte au risque d’extrapoler, mais il n’est pas moins vrai que celle qui parle n’est pas une candidate lambda. Elle est l’une des voix les plus audibles de la classe politique. C’est pourquoi, ce qu’elle dit ne peut pas être pris à la légère. Apparemment, Simone Gbagbo a décidé de crédibiliser la prochaine élection présidentielle et donc l’éventuelle victoire de celui dont elle n’a eu de cesse de critiquer la candidature pour un 4e mandat qu’elle qualifie d’anticonstitutionnel. Comprenne qui pourra.
Ousmane MODIBO












