@informateur.ci- Une affaire judiciaire secoue le barreau du Burkina Faso. Maître Doli Ini Benjamine Esther, avocate inscrite à l’Ordre, fait l’objet de poursuites pour des faits présumés de trahison, d’outrage au Chef de l’État et d’entreprise de démoralisation des forces armées.
Selon un communiqué officiel du Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou I, daté du 6 septembre 2025, l’affaire a débuté fin août après la diffusion d’une série de publications sur le profil Facebook « Ini Benjamine Esther DOLI». Estimant que ces écrits pouvaient relever d’infractions pénales, le parquet a saisi, conformément au règlement n°05/CM/UEMOA du 25 septembre 2014, le Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou pour obtenir l’autorisation d’ouvrir une enquête.
Cette autorisation a été accordée le 4 septembre 2025. Dans la foulée, une unité de police judiciaire a été mandatée pour instruire le dossier et procéder aux investigations nécessaires. L’avocate encourt donc de lourdes accusations liées à la sécurité nationale et aux institutions de la République.
Le Procureur du Faso, Bazié Bakouli Blaise, souligne dans son communiqué que l’enquête sera menée « avec toute la rigueur requise » et dans le « strict respect des procédures en vigueur et des droits de la personne mise en cause ». Le parquet insiste également sur son attachement à la légalité et rappelle que toute personne poursuivie bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à ce qu’une juridiction compétente statue.
Cette affaire intervient dans un contexte politique et sécuritaire tendu au Burkina Faso, marqué par une forte sensibilité autour des questions de stabilité des institutions et de moral des forces armées. Elle suscite déjà de vives réactions dans l’opinion publique et au sein de la communauté juridique, qui attend de voir comment la justice burkinabè traitera ce dossier sensible.
Djah OPELY












