@informateur.ci- Une nouvelle attaque meurtrière a frappé l’État de Zamfara, au nord-ouest du Nigeria, où des hommes armés ont tué au moins deux personnes et enlevé plus d’une centaine d’autres, principalement des femmes et des enfants. L’assaut, survenu samedi en plein jour dans le village de Gamdum Mallam (région de Bukkuyum), a plongé les habitants dans la terreur.
Selon le chef du village, Muhammadu Mai Anguwa, les assaillants sont arrivés par dizaines à moto, ouvrant le feu sans distinction. « Ils ont tué et enlevé de nombreuses femmes et enfants, qu’ils ont ensuite conduits vers la forêt de Makakari », a-t-il rapporté à l’agence Reuters.
Un témoin, Huzaifa Isa, explique que les assaillants se sont scindés en deux groupes : l’un procédant aux enlèvements de personnes et de bétail, tandis que l’autre érigeait un barrage à l’entrée principale d’Adafka, tirant sur quiconque tentait de fuir. «Nous sommes traités comme des esclaves sur notre propre terre, comme si le gouvernement n’existait pas», déplore-t-il.
Le député local Hamisu Faru a confirmé l’attaque par téléphone, évoquant plus de 100 personnes enlevées depuis samedi matin. Il précise que les bandits ont également attaqué le village voisin de Nasarawa Burkullum, malgré une forte pluie, avant de traverser la rivière et d’enlever 46 autres personnes dans le village de Ruwan Rana.
Zamfara, comme d’autres États du nord-ouest du Nigeria, est devenu l’épicentre des violences menées par des groupes armés appelés localement « bandits ». Leurs attaques visent régulièrement les civils, les agriculteurs et les éleveurs, compromettant la sécurité alimentaire et les déplacements dans la région.
Selon les données du cabinet d’analyse SBM Intelligence, entre juillet 2024 et juin 2025, pas moins de 4 722 personnes ont été enlevées dans le pays, un chiffre qui illustre l’ampleur du fléau. Les habitants, eux, redoutent déjà de nouvelles incursions, alors que les assaillants semblent vouloir élargir leur zone d’influence en franchissant la limite de la forêt de Makakari.
Djah OPELY












