@informateur.ci- Le gouvernement du Zimbabwe a annoncé, le 25 août, le rétablissement de l’interdiction des importations de maïs. Cette décision, motivée par une meilleure disponibilité de la céréale, traduit un redressement notable de la production nationale après une année marquée par une sévère sécheresse.
Selon Obert Jiri, secrétaire permanent au ministère de l’Agriculture, les conditions climatiques plus favorables ont joué un rôle déterminant. « Les pluies enregistrées cette saison ont permis une nette amélioration des rendements», a-t-il déclaré.
En 2023/2024, le pays avait subi une baisse de près de 60 % de son offre de maïs, tombée à 635 000 tonnes, en raison des effets dévastateurs du phénomène climatique El Niño. Mais pour la campagne en cours, les perspectives sont nettement plus encourageantes. D’après les dernières données du Département américain de l’agriculture (USDA), la récolte devrait atteindre environ 1,3 million de tonnes, soit plus du double du volume de l’année précédente.
Au-delà des précipitations favorables, les autorités attribuent également cette reprise à une politique de soutien renforcée aux exploitants agricoles. Le gouvernement a en effet multiplié les initiatives en matière de distribution de semences, d’engrais et de pesticides, le tout à des prix subventionnés. Une stratégie qui, selon le ministère de l’Agriculture, a contribué de manière significative à l’amélioration des rendements.
En interdisant les importations, Harare entend désormais protéger les producteurs locaux et réduire sa dépendance vis-à-vis des marchés étrangers. Cette orientation s’inscrit dans un objectif plus large de souveraineté alimentaire, alors que le Zimbabwe, pays à forte tradition agricole, a longtemps souffert des aléas climatiques et de difficultés structurelles dans son secteur agricole.
Si la récolte annoncée se confirme, elle devrait permettre non seulement d’assurer la consommation nationale, mais aussi de renforcer les réserves stratégiques du pays. Toutefois, les autorités restent prudentes face aux incertitudes climatiques, qui continuent de menacer la sécurité alimentaire en Afrique australe.
Djah OPELY












