@informateur.ci- Un nouveau drame fluvial a endeuillé le Nigeria. Dimanche 17 août, un bateau de passagers a chaviré dans la zone de gouvernement local de Goronyo, dans l’État de Sokoto (nord-ouest du pays). Selon un premier bilan communiqué lundi 18 août par les autorités locales et relayé par les médias nigérians, au moins dix personnes ont perdu la vie tandis que plusieurs dizaines restent portées disparues.
L’embarcation transportait environ 50 passagers lorsqu’elle a coulé sur le fleuve, alors qu’elle se rendait vers un marché local. D’après Aminu Liman Bodinga, directeur de l’Agence de gestion des urgences de l’État de Sokoto, la surcharge pourrait être la cause principale de ce naufrage, un scénario malheureusement récurrent sur les voies navigables du Nigeria.
Dès l’alerte donnée, des équipes de secours composées de plongeurs, d’agents de la protection civile et de volontaires ont été déployées pour tenter de retrouver les disparus. L’Agence nationale de gestion des urgences a confirmé que plus de 40 passagers manquaient encore à l’appel dimanche soir, laissant craindre un bilan humain bien plus lourd.
Les naufrages sont fréquents dans le pays, en particulier dans le nord et le centre, où les rivières et fleuves sont largement utilisés pour le transport de personnes et de marchandises. Les causes sont connues : surcharges excessives, embarcations vétustes, absence de gilets de sauvetage et manque de contrôle des normes de sécurité.
En juillet dernier, un autre naufrage avait déjà coûté la vie à au moins 25 personnes dans l’État de Niger. Le drame avait été aggravé par la présence de bandes armées qui avaient entravé les opérations de secours.
Ce nouvel accident dans l’État de Sokoto illustre une fois de plus la fragilité des transports fluviaux au Nigeria et relance le débat sur l’application des réglementations de sécurité, régulièrement ignorées.
Yannick KOBO












