@informateur.ci- Sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye, le Sénégal engage une transformation économique majeure avec le lancement du Plan de redressement économique et social baptisé «Jubbanti Koom», présenté le vendredi 1er août 2025 par le Premier ministre Ousmane Sonko.
Ce programme structurant, véritable feuille de route du nouveau régime, vise à corriger les déséquilibres macroéconomiques et relancer une croissance inclusive, tout en s’inscrivant dans une logique de souveraineté financière. L’un des aspects les plus marquants de ce plan est l’ambition de mobiliser plus de 5.000 milliards de FCFA sur quatre ans sans recours à l’endettement extérieur.
Rompre avec les modèles budgétaires classiques, souvent adossés à l’aide internationale, devient une priorité pour le gouvernement sénégalais. Le plan repose sur trois piliers : la rigueur budgétaire, la rationalisation des dépenses publiques et la mobilisation de ressources internes. Il s’agit d’un tournant assumé en faveur de l’autonomie financière et d’une gouvernance plus responsable.
Lors de la séance de présentation, le Président de la République a salué l’implication de son Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement. Il a souligné que ce plan répondait de façon claire et chiffrée aux inquiétudes des citoyens comme des partenaires internationaux quant à la trajectoire économique du pays.
«Vous avez fait le choix de la rupture, et nous avons fait le choix de la vérité pour corriger les anomalies», a déclaré le président Faye, qui a mis en avant le rôle des audits externes commandités en début de mandat. Ces évaluations, selon lui, ont permis de mesurer avec précision l’ampleur des défis hérités.
Le Chef de l’État a également évoqué les premières actions concrètes engagées dans le cadre du plan, notamment en matière de transparence budgétaire et de maîtrise de la dette. Il a annoncé la réactivation du Comité national de la dette publique, une structure stratégique pour anticiper les risques financiers et assurer une meilleure visibilité des engagements de l’État.
Par ailleurs, quatre lois majeures ont été adoptées cette semaine lors d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale. Ces textes, axés sur la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance, visent à créer un environnement institutionnel rigoureux.
«J’ai été très exigeant, mais je suis satisfait. Ces lois consolideront notre dispositif de transparence», a conclu le président, appelant à une appropriation nationale des réformes et réaffirmant sa volonté d’instaurer une gouvernance fondée sur la rupture, la transparence et l’efficacité.
Yannick KOBO












