@informateur- Inexorablement, approche la prochaine élection présidentielle prévue pour octobre 2025. Mais avant cette échéance, le PDCI et le PPA-CI semblent être en train de mettre en place, pièce après pièce, les conditions de leur déroute. Qu’on en juge.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’opposition, notamment, le PDCI-RDA et le PPA-CI, semble se livrer à un jeu que l’on pourrait qualifier de ‘’toxique’’. Et pour cause. En commençant par le vieux parti, ce serait une lapalissade de soutenir que la bataille fratricide entre le président de cette formation, Tidjane Cheick Thiam et Jean-Louis Billon, son délégué départemental à Dabakala, est du plus mauvais effet. Et c’est peu dire. Faut-il rappeler que les deux personnalités se livrent depuis quelques jours à un ‘’jeu de massacre’’ aux allures de corrida qui tient l’opinion publique en haleine ?
Il reste toutefois entendu que tout cela se fait au détriment de l’unité et de la cohésion au sein du parti septuagénaire. Et dire que ce parti est censé se mettre en ordre de bataille dans la perspective de la prochaine élection présidentielle. Toute chose qui peut faire craindre le pire pour cette formation. Cependant, il convient de reconnaitre que c’est Billon qui a lancé la première banderille. C’était à la faveur de l’émission ‘’Sans réserve’’ de la chaine cryptée NCI, le jeudi 12 décembre 2024. Ce jour-là, sans prendre de gants, il a tiré à boulets rouges sur le président de son parti. Assurant, entre autres piques, que, par ‘’décence’’, l’ancien patron de Crédit suisse ‘’n’aurait pas dû être candidat à la présidence du PDCI-RDA’’. ‘’On ne gère pas un pays par procuration. Moi, on ne me raconte pas la Côte d’Ivoire, je la vis. Lui, il est obligé de s’entourer d’une bande de ‘’ropéros’’ qui lui disent ce qu’il faut faire’’, a aussi persiflé Billon. Les collaborateurs du successeur du président Bédié apprécieront.
Concernant le PPA-CI qui a déjà investi l’ancien chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, pour être son candidat en 2025, il risque aussi de n’avoir que ses yeux pour pleurer lorsque sonnera l’heure de vérité. Puisque jusqu’à preuve du contraire, ce ‘’candidat’’ a peu de chances de compétir. Pour la bonne raison qu’il demeure radié de la liste électorale. Il ne pourra donc pas être éligible, n’étant pas électeur. Les deux étant liés.
Dans un tel cas de figure, la logique eût voulu que le parti préparât un plan B. au cas où. Que nenni. Nady Bamba, la grande prêtresse de la maison Gbagbo, y a opposé un ‘’niet’’ catégorique. ‘’Il est le candidat, il est le candidat, il est notre candidat et il n’y en aura pas un autre’’, a insisté l’ancienne correspondante de la Radio Africa N°1.
C’est donc clair, au PPA-CI, si la candidature de l’ancien mentor du FPI est retoquée, il n’y aura pas de ‘’pièce de rechange’’. Ce sera fini. Comment ne pas dénoncer cette manière de faire la politique en mettant un parti au service exclusif d’un individu ? Or, un parti politique est, par définition, une association privée qui défend une idéologie ou une vision de la société que porte un individu qui n’est pas irremplaçable.
Au total, on voit que le PDCI-RDA et le PPA-CI jouent avec leurs militants et sympathisants qui croient dur comme fer que la prochaine élection présidentielle verra leur parti en haut de l’afficha. Alors qu’en réalité, ils ont de sérieux problèmes en interne qui attendent d’être solutionnés.
OM/Informateur.ci












