@informateur- Le Sénégal, nous le craignions dans une précédente publication, a perdu, peut-être durablement, en tout cas il faut le redouter, son écharpe de démocratie stable. Ce pays cité par le passé en exemple par tous les observateurs comme l’un des pays africains les mieux enracinés au plan du libre jeu démocratique, a sombré depuis quelque temps dans les intempéries sociopolitiques violentes voire sanglantes.
La cause, le report sine die, décidé par le Président sortant Macky Sall le 3 février 2024 puis confirmé par un vote de l’Assemblée nationale, de l’élection présidentielle sénégalaise prévue le 25 février 2024. Depuis lors le Sénégal est devenu le théâtre de manifestations violentes, de répression, d’arrestations et de détention de manifestants et de journalistes. Hélas, ont rapporté les observateurs et les médias à travers le monde, un étudiant en Licence 2 de Géographie à l’Université Gaston Berger de Saint Louis, Alpha Yéro Tounkara, a trouvé la mort dans les évènements qui secouent le pays de la Teranga.
Très préoccupés par la situation qui a dégénéré, les États-Unis et l’Union Européenne, entre autres, ont interpellé le président sénégalais Macky. Dénonçant une grave entrave à la démocratie, ils l’ont invité de façon pressante à organiser dans les meilleurs délais le scrutin présidentiel. Les USA et l’UE craignent que, dans un contexte sous-régional sensible, le Sénégal ne vienne à basculer dans une instabilité politique irréversible. A s’enfoncer dans le pire.
Alors qu’au plan international les condamnations et les blâmes à l’encontre du président Macky Sall ne cessent de pleuvoir, au plan interne, l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, l’opposition politique et la société civile s’insurgent d’une même voix contre les velléités de «confiscation du pouvoir» de Macky Sall. Le Président sénégalais sortant va t-il revenir à la raison pour éviter le pire à son pays ? Il faut l’espérer.
Daouda LY












