@informateur.ci- Le Burkina Faso se prépare à franchir une nouvelle étape dans sa programmation budgétaire. Le gouvernement a adopté, lors du Conseil des ministres du 8 octobre 2026, un avant-projet de Loi de finances pour l’exercice 2027, avec des prévisions de recettes de 4 200 milliards de FCFA et des dépenses estimées à 4 800 milliards de FCFA.
Présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, le texte traduit les principales orientations économiques et sociales des autorités burkinabè pour l’année prochaine. En dollars, les recettes attendues sont évaluées à environ 7,16 milliards, tandis que les dépenses devraient atteindre près de 8,2 milliards de dollars.
L’avant-projet de budget s’inscrit dans le cadre du plan R.E.L.A.N.C.E., qui constitue la feuille de route du gouvernement pour soutenir le développement du pays. Plusieurs secteurs prioritaires devraient bénéficier de cette programmation financière, notamment l’agriculture, l’industrialisation, la défense ainsi que les services sociaux de base.
À travers ces orientations, l’exécutif entend notamment renforcer les capacités productives du pays, soutenir la transformation économique et répondre aux besoins sociaux, tout en consacrant des ressources importantes aux questions de défense et de sécurité.
Parallèlement, le gouvernement prévoit une révision du Code général des impôts. Cette réforme devrait notamment introduire des mesures visant à alléger la fiscalité appliquée à certaines activités et structures économiques.
Sont notamment concernées la vente des œufs, les agences de voyages ainsi que les sociétés d’État. Les autorités n’ont toutefois pas encore détaillé les modalités précises de ces allègements fiscaux, ni leur impact attendu sur les recettes de l’État.
L’adoption de cet avant-projet constitue une première étape avant la poursuite de la procédure budgétaire. Le gouvernement devra notamment préciser les différentes mesures fiscales et les arbitrages qui permettront de concilier le financement des priorités nationales avec les objectifs de mobilisation des ressources publiques.
Djah OPELY












