@informateur.ci- Une nouvelle étape a été franchie dans les discussions sur la réforme de la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire. Une délégation regroupant plusieurs partis et organisations de l’opposition a déposé, lundi 5 octobre 2026, au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, une proposition commune relative à la mise en place du futur organe électoral.
Le document est le fruit de plusieurs jours de concertations entre le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), la Coalition pour l’Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI), le mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), ainsi que le groupement de partis et organisations de la société civile porteur de l’initiative du Haut Conseil électoral (HCE).
La rencontre de travail du samedi 3 octobre, tenue au siège du PPA-CI à Abidjan, avait permis aux différentes composantes d’harmoniser leurs positions et d’adopter le document commun destiné aux autorités. Cette démarche intervient alors que le gouvernement mène des consultations avec les acteurs politiques et de la société civile sur la nouvelle architecture électorale.
La délégation reçue au ministère comprenait notamment six représentants du groupement HCE, parmi lesquels Charles Blé Goudé, président du COJEP, et Ahoua Don Mello, président de La Côte d’Ivoire Souveraine. La CAP-CI était conduite par Pascal Affi N’Guessan, tandis que l’ADCI était représentée par son président, Assalé Tiémoko.
Les organisations à l’origine de cette initiative indiquent vouloir promouvoir un dispositif électoral fondé sur l’indépendance, l’inclusivité, la transparence et la confiance entre les différents acteurs. Le contenu détaillé de leur proposition n’a toutefois pas été rendu public à ce stade.
Au cours de l’audience, les représentants de l’opposition ont également appelé le gouvernement à ouvrir rapidement un dialogue politique. Ils souhaitent que les discussions aboutissent à un accord suffisamment large autour de la composition, des missions et du fonctionnement du futur organe électoral.
Cette proposition commune constitue ainsi une contribution des différentes composantes de l’opposition aux consultations engagées par les autorités ivoiriennes sur la réforme de la gouvernance électorale.
Jah OPELY












