@informateur.ci- Suite à l’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat, Tidjane Thiam, président du PDCI, invite les Ivoiriens à cesser de croire en une libération venue de l’étranger et à prendre leur destin en main.
Alors que le président sortant Alassane Ouattara a officialisé, ce 29 juillet 2025, sa candidature à un quatrième mandat, les réactions politiques se multiplient. Parmi les voix les plus marquantes figure celle de Tidjane Thiam, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), qui a livré un message ferme et sans détour à ses compatriotes.
S’exprimant sur le rôle des puissances étrangères dans les processus politiques africains, Tidjane Thiam a rejeté toute illusion d’un « salut venu de l’extérieur ». « Ces histoires de réactions extérieures, je n’y ai jamais vraiment cru. L’extérieur jouera toujours un rôle important, mais périphérique dans ces situations», a-t-il déclaré avec gravité.
Pour étayer ses propos, le leader du PDCI a convoqué des références historiques fortes. «La Bastille en 1789 n’a pas été prise par l’ONU. Les Américains ont gagné leur indépendance tous seuls à partir de 1776», a-t-il rappelé. Avant de conclure : «Donc si vous pensez que votre libération viendra d’États étrangers, qui par principe n’ont que des intérêts, alors vous êtes perdus.»
Un discours frontal, qui contraste avec l’attente souvent entretenue en Afrique vis-à-vis des grandes puissances et des institutions internationales. «Ce n’est pas un discours qui passe bien en Afrique, je le sais. Mais nous attendons beaucoup trop des puissances extérieures», a-t-il poursuivi, invitant les Africains à reprendre la main sur leur avenir.
Le message de Tidjane Thiam sonne comme un appel à la responsabilité individuelle et collective, au moment où la Côte d’Ivoire entre dans une période électorale à forts enjeux. Alors que les tensions politiques s’exacerbent, le chef du PDCI choisit de recentrer le débat sur l’autodétermination du peuple ivoirien.
Dans un contexte où la société civile et l’opposition s’interrogent sur les conditions d’organisation de l’élection présidentielle, la sortie de Thiam vient rappeler que, selon lui, le véritable levier du changement reste entre les mains des citoyens eux-mêmes.
Yannick KOBO












