@informateur.ci- La candidate du Mouvement des Générations Capables (MGC), Simone Ehivet Gbagbo, a réagi lundi 27 octobre 2025 aux résultats provisoires de l’élection présidentielle proclamés par la Commission Électorale Indépendante (CEI). Tout en reconnaissant ne pas être arrivée en tête, elle a dénoncé un processus électoral «inéquitable et verrouillé » qui, selon elle, ne traduit pas la véritable volonté du peuple ivoirien.
Dans sa déclaration, Simone Gbagbo a d’abord exprimé sa gratitude envers ses partisans, les militants du MGC, ainsi que les formations alliées, dont le COJEP de Charles Blé Goudé et l’AIRD d’Éric Kahé. Elle a salué le courage de ses soutiens qui, malgré les intimidations et les violences, ont continué à défendre leur choix. « Ce que les urnes n’ont pas traduit aujourd’hui, l’Histoire le retiendra : le peuple ivoirien aspire au changement », a-t-elle affirmé.
L’ancienne Première dame a ensuite dénoncé un système électoral marqué par de graves irrégularités : un fichier électoral «truffé de doublons », une CEI «déséquilibrée», et un climat de peur ayant empêché le déroulement du scrutin dans plusieurs localités du pays, notamment à Nahio, Guiglo, Issia, Akoupé ou encore Yopougon. Elle a déploré les violences meurtrières survenues dans certaines zones et mis en doute le taux de participation supérieur à 50 % annoncé par la CEI, alors que, selon elle, le vote n’a pas eu lieu dans de nombreuses circonscriptions.
Simone Gbagbo a également pointé du doigt une opposition divisée qui, par ses querelles internes et son manque d’unité, aurait « offert sur un plateau d’or à Alassane Ouattara un quatrième mandat ». Selon elle, la peur entretenue dans le pays a privé des millions de citoyens de leur droit de vote.
La présidente du MGC a par ailleurs dénoncé les inégalités financières du processus électoral, évoquant le coût exorbitant de la représentation dans les bureaux de vote, évalué à plus de 630 millions de francs CFA. Elle a appelé à une réforme en profondeur du système électoral, à une régulation équitable du financement des campagnes et à la transparence des résultats.
Enfin, Simone Gbagbo a lancé un appel à un dialogue national inclusif pour restaurer la confiance et la cohésion sociale. Elle a demandé la libération ou la grâce des personnes arrêtées ou condamnées dans le cadre de cette élection. «Tant qu’il y aura des femmes et des hommes debout dans ce pays, rien ne sera perdu», a-t-elle conclu.
Yannick KOBO












