@informateur.ci- Le gouvernement ivoirien a choisi de ne pas accorder une importance particulière aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon sur la situation politique en Côte d’Ivoire. À l’issue du Conseil des ministres tenu ce mercredi 22 juillet 2026, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a estimé que les propos du leader de La France insoumise relevaient de l’expression d’une opinion politique personnelle.
S’exprimant devant la presse, Amadou Coulibaly a rappelé que Jean-Luc Mélenchon ne représente pas les autorités françaises. «Mélenchon n’est pas un officiel français, c’est un personnage politique qui a fait une déclaration politique, il y a huit mois. Des propos relayés par les réseaux sociaux », a-t-il déclaré.
Cette réaction intervient après un meeting organisé à Paris, au cours duquel Jean-Luc Mélenchon avait critiqué la présidentielle ivoirienne de 2025. L’homme politique français avait notamment accusé le président Alassane Ouattara d’avoir écarté ses principaux adversaires avant de briguer un quatrième mandat, qu’il qualifiait d’« anticonstitutionnel ».
Pour le gouvernement ivoirien, ces déclarations ne justifient pas une réponse officielle de l’exécutif. « Nous n’avons pas à répondre à une personne politique, le gouvernement n’en a pas fait une préoccupation particulière. Cela participe de sa liberté d’expression », a affirmé Amadou Coulibaly, avant d’ajouter que « les propos qu’il a tenus n’engagent que lui » et que « les politiques répondront».
Cette position tranche toutefois avec celle adoptée par la diplomatie ivoirienne. Dans un communiqué publié par l’ambassade de Côte d’Ivoire en France et à Monaco, le diplomate ivoirien a dénoncé avec fermeté les déclarations de Jean-Luc Mélenchon. Il les a qualifiées de « discourtoises», «condescendantes » et « irresponsables», estimant que le dirigeant français ne dispose d’aucune légitimité pour porter un jugement sur les institutions ivoiriennes.
Ainsi, tandis que la représentation diplomatique ivoirienne a exprimé une vive protestation, le gouvernement privilégie une approche plus mesurée, considérant que ces déclarations relèvent avant tout du débat politique et n’engagent pas les autorités françaises.
Djah OPELY












