@informateur.ci- À trois jours du scrutin présidentiel du 25 octobre 2025, l’ancien chef d’État ivoirien Laurent Gbagbo, âgé de 80 ans, a vivement critiqué le processus électoral lors d’une interview accordée au journaliste Alain Foka, diffusée ce mercredi 22 octobre.
«Ce qui va se faire le 25 octobre, ce n’est pas une élection. C’est un coup d’État civil, un braquage électoral », a lancé Laurent Gbagbo, dont la candidature a été rejetée par le Conseil constitutionnel le 8 octobre dernier. Cette invalidation repose sur sa condamnation dans l’affaire dite du “braquage de la BCEAO”.
L’ancien président conteste cette décision qu’il juge arbitraire. « La BCEAO, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, n’a jamais déposé plainte », a-t-il affirmé, dénonçant une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Laurent Gbagbo a également regretté l’exclusion, selon lui volontaire, de plusieurs figures majeures de l’opposition. « On a écarté les candidats qui peuvent gagner les élections, c’est-à-dire battre Alassane Ouattara », a-t-il déclaré, citant notamment l’ancien ministre et banquier international Tidjane Thiam.
Interrogé par Alain Foka sur son avenir politique, alors qu’il aura 85 ans lors de la prochaine élection présidentielle, Laurent Gbagbo a répondu sans détour : « Il n’y a pas de retraite en politique. Mais je m’interdirai d’occuper des responsabilités politiques, aussi bien dans mon parti où je ne serai plus président, qu’à l’extérieur, dans l’État. »
Quant à ses consignes de vote, le président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) a choisi la neutralité : « Laurent Gbagbo n’appelle à voter pour aucun des candidats», a-t-il tranché.
À travers cette sortie médiatique, l’ancien président, figure historique de la politique ivoirienne, entend marquer sa désapprobation face à un processus électoral qu’il juge biaisé, tout en affirmant son retrait progressif de la scène politique nationale.
Yannick KOBO












