@informateur.ci- À l’approche de la présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire, Danièle Boni-Claverie appelle à des élections libres et pacifiques, dénonçant les tensions politiques et les risques de violences.
À quelques semaines de l’élection présidentielle de 2025, la Côte d’Ivoire est de nouveau à un tournant décisif. Danièle Boni-Claverie, présidente de l’Union Républicaine pour la Démocratie (URD), tire la sonnette d’alarme et lance un appel solennel à la paix et à la responsabilité politique.
Dans une communication en date du 12 mai 2025, l’ancienne ministre souligne que la paix, souvent évoquée, ne doit pas rester un vœu pieux mais devenir une volonté politique concrète. Elle dénonce l’escalade verbale de certains acteurs politiques, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, et les met en garde contre les conséquences potentiellement désastreuses d’un climat électoral délétère. «Nous aspirons tous à un avenir apaisé et à des élections qui traduisent véritablement le choix du peuple », écrit-elle. Elle exhorte les leaders politiques à éviter les discours haineux et les accusations stériles, préférant une posture responsable et constructive.
Pour Danièle Boni-Claverie, la stabilité du pays est en jeu. Elle rappelle que la Côte d’Ivoire, encore fragile, ne peut se permettre une nouvelle crise politique. «La paix n’est pas un luxe. C’est une nécessité vitale», affirme-t-elle, en soulignant que l’éducation, la santé, l’investissement et l’avenir des jeunes dépendent de cette stabilité.
Elle critique aussi l’attitude du gouvernement et du parti au pouvoir, qu’elle accuse d’être sourds aux préoccupations de l’opposition. Selon elle, la source principale des tensions réside dans l’absence de dialogue et de transparence, notamment autour de la Commission Électorale Indépendante (CEI) et de la liste électorale. «Si tout est aussi transparent qu’on nous l’assure, pourquoi refuser une vérification conjointe sous la supervision d’un expert neutre ?», interroge-t-elle. Elle insiste sur la nécessité de réformer la CEI pour restaurer la confiance du peuple dans le processus électoral.
Enfin, Danièle Boni-Claverie met en garde contre les vieux démons de l’exclusion politique et des polémiques identitaires qui ont marqué l’histoire récente du pays. Elle en appelle à un sursaut collectif : «Le peuple ivoirien a trop souffert. Il mérite enfin des élections sans larmes, sans violences, où le sang ne coulera plus.»
En citant Martin Luther King « Malgré ses victoires, la violence n’apporte jamais de paix durable », elle conclut par un appel à la sagesse, au dialogue et au respect du jeu démocratique.
Y.K/informateur.ci











