@informateur.ci- Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale veut renforcer la culture de l’intégrité au sein de l’administration diplomatique ivoirienne. Un atelier consacré à la prévention et à la lutte contre la corruption s’est tenu jeudi 20 août 2026 à Abidjan, réunissant des diplomates ainsi que plusieurs représentants des structures nationales engagées en faveur de la bonne gouvernance.
Cette session de renforcement des capacités avait pour objectif de fournir aux participants des outils permettant de mieux identifier les risques de corruption, prévenir les conflits d’intérêts et adopter des pratiques conformes aux exigences éthiques. L’enjeu est également de préserver la crédibilité et l’image de la Côte d’Ivoire auprès de ses partenaires étrangers.
Représentant la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le directeur de cabinet, Dr Nahoua Yeo, a rappelé que la corruption constitue un obstacle majeur au développement économique et social. Il a également souligné les progrès enregistrés par la Côte d’Ivoire dans les classements internationaux consacrés à la gouvernance et à la lutte contre la corruption.
Selon lui, l’action du ministère s’articule autour de trois priorités : consolider la crédibilité de la diplomatie ivoirienne, promouvoir l’éthique et la déontologie dans le service public et renforcer les partenariats avec les institutions nationales et internationales.
Au nom du président de la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG), Épiphane Zoro Bi Ballo, son secrétaire général, Doh Oumar, a salué cette initiative. Il a estimé que la lutte contre la corruption touche désormais directement à la crédibilité, à l’attractivité économique, à la sécurité et au rayonnement international du pays.
De son côté, l’ambassadeur Koidiane Noël Ahounan, directeur des enjeux globaux du ministère, a insisté sur la responsabilité particulière des diplomates, appelés à représenter la Côte d’Ivoire à l’étranger. Il a notamment évoqué les risques liés aux fraudes transfrontalières, aux flux financiers illicites, aux escroqueries et à l’utilisation abusive des outils numériques.
Les participants ont ainsi abordé les différentes formes de corruption, les facteurs favorisant leur propagation, le cadre juridique ivoirien, les mécanismes de détection et d’enquête, ainsi que le rôle de la société civile. À travers cet atelier, le ministère entend contribuer à une administration diplomatique plus transparente, responsable et résolument engagée en faveur de la bonne gouvernance.
Djah OPELY











