@informateur.ci- Mamadou Koulibaly, ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, est revenu sur les événements du 19 septembre 2002, date marquant le début de la rébellion armée qui a divisé le pays en deux pendant plusieurs années.
Dans une déclaration au ton à la fois critique et historique, l’ex-numéro deux de l’État ivoirien a rappelé le contexte politique et militaire de l’époque. « C’était l’époque où ils aimaient les putschs et étaient putschistes eux-mêmes. Pas aujourd’hui ! », a-t-il lancé, en soulignant que plusieurs pays voisins jouaient alors un rôle déterminant dans la crise ivoirienne. « C’était l’époque où le Mali, le Burkina et le Niger étaient leurs pays amis et sanctuaires. Pas aujourd’hui ! », a-t-il ajouté, en référence aux soutiens supposés dont bénéficiaient les insurgés dans la sous-région.
Mamadou Koulibaly a également évoqué l’intervention internationale et la partition de fait du pays. « C’était l’époque de la zone CNO, de l’ONUCI, de Licorne, de la Centrale, des Com’zones », a-t-il rappelé, citant les forces de maintien de la paix, les dispositifs militaires et les chefs de zone rebelles qui administraient le nord du pays.
L’ancien président de l’Assemblée nationale a enfin mentionné la création du gouvernement de la réconciliation nationale, mis en place à la suite de l’accord de Marcoussis. « C’était l’époque où ils ont catapulté le gouvernement de la Refondation pour le remplacer par celui de la Réconciliation nationale. C’était l’époque où la Côte d’Ivoire avait un président en titre et un président en exercice. Quelle époque ! », a-t-il conclu, laissant transparaître une certaine amertume sur cette période trouble de l’histoire ivoirienne.
Par ces propos, Mamadou Koulibaly semble vouloir rappeler aux Ivoiriens les leçons d’une décennie marquée par les coups de force, les négociations politiques sous pression internationale et les divisions internes, dont les auteurs sont au pouvoir aujourd’hui.
Djah OPELY












