@Informateur.ci- 24 heures après la disparition du Colonel-Major Fofié Kouakou Martin, Guillaume Soro lui a rendu hommage, ce lundi, sur sa page Méta. L’ancien président de l’Assemblée nationale salue la mémoire d’ un homme qui a servi la Côte d’Ivoire sans jamais compter ses sacrifices.
« C’est avec une immense tristesse que j’ai appris, ce dimanche 9 août, la disparition du 𝗖𝗼𝗹𝗼𝗻𝗲𝗹-𝗠𝗮𝗷𝗼𝗿 𝗙𝗼𝗳𝗶𝗲́ 𝗞𝗼𝘂𝗮𝗸𝗼𝘂 𝗠𝗮𝗿𝘁𝗶𝗻. Au-delà de l’officier supérieur, du chef de la deuxième région militaire de Daloa, c’est un frère que je perds. Un homme à la parole rare mais à la conviction chevillée au corps, dont la rigueur, le courage et l’autorité naturelle imposaient le respect, et dont la courtoisie, jusque dans son rapport aux plus humbles, force aujourd’hui l’admiration. Sa fidélité, elle, ne s’est jamais démentie, ni dans les moments faciles ni dans les plus difficiles.
Son parcours reste intimement lié à l’histoire récente de notre pays, qu’il aura servi sans jamais compter ses sacrifices, jusqu’à son dernier commandement à la tête de la deuxième région militaire de Daloa.
Il y a bien longtemps, nous avons traversé ensemble des années d’espoirs et de craintes partagés, ces années où l’on ne choisit pas ses compagnons parmi ceux qui vivent des jours tranquilles, mais parmi ceux qui acceptent d’affronter avec vous les jours difficiles. De cette fraternité, je garde le souvenir d’une loyauté qui n’a jamais vacillé, même lorsque cela lui a coûté, même lorsque beaucoup ont préféré prendre leurs distances. C’est l’homme derrière l’uniforme que je retiens surtout aujourd’hui, et cette fidélité-là ne s’oublie pas.
À son épouse, à ses enfants, à toute sa famille, à ses frères d’armes de la deuxième région militaire de Daloa, ainsi qu’à tous ceux qui ont eu le privilège de le connaître et de servir à ses côtés, j’adresse mes condoléances les plus profondes et les plus sincères. Je sais ce que représente ce vide, car je le ressens moi-même depuis que j’ai appris cette disparition. Je forme le vœu que sa famille trouve, dans le souvenir de l’homme qu’il fut, la force de traverser cette épreuve.
Que Dieu, dans Sa miséricorde infinie, accueille son âme et lui accorde le repos éternel.
𝗔𝗱𝗶𝗲𝘂, 𝗙𝗼𝗳𝗶𝗲́. 𝗔𝗱𝗶𝗲𝘂, 𝗺𝗼𝗻 𝗳𝗿𝗲̀𝗿𝗲. 𝗔𝗱𝗶𝗲𝘂, 𝗺𝗼𝗻 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗱’𝗮𝗻𝗻𝗲́𝗲𝘀.
𝐆𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮𝐦𝐞 𝐊𝐢𝐠𝐛𝐚𝐟𝐨𝐫𝐢 𝐒𝐨𝐫𝐨











