@informateur.ci- Korhogo est sous le choc après la mise au jour d’une affaire criminelle d’une rare horreur. Un charlatan, identifié sous les initiales D.S., a été arrêté par la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de Korhogo pour une série d’enlèvements et de meurtres macabres.
L’affaire débute à 11h54, lorsqu’un appel signale la disparition inquiétante de Dagnogo Alamory. Les premiers éléments indiquent qu’il a été vu pour la dernière fois en compagnie de son ami D.M. et de D.S., un charlatan réputé dans la région. Rapidement interpellé, D.M. raconte qu’ils s’étaient rendus chez D.S. pour un traitement mystique. Le marabout est parti en brousse avec Alamory et revenu seul, prétextant que celui-ci se lavait. Mais en le suivant, D.M. aurait vu l’homme creuser un trou, avant de prendre la fuite, pris de panique.
Les investigations mènent les forces de l’ordre jusqu’à Vavoua, où le suspect est discrètement arrêté. D’abord mutique, il finit par avouer avoir tué Alamory d’un coup de houe, avant de dissimuler le corps sous des feuillages. Guidés par l’assassin, les enquêteurs découvrent la dépouille déjà en décomposition, formellement identifiée par la famille.
Le lendemain, une femme se présente à la BRI. Elle affirme que son mari a disparu trois mois plus tôt après être parti avec D.S. Confronté, celui-ci reconnaît un autre meurtre. La victime avait été retrouvée en juin sur la route de Ferkessédougou, sans identification jusqu’alors.
Face aux enquêteurs, le charlatan livre alors une liste macabre : six autres personnes — Coulibaly Zietigui Zoumana, Koné Zie Moussa, Ouadraogo Ibrahim, Sangaré Mory, Ouattara Ngolo Souleymane et Ouattara Salimata — toutes portées disparues. Les recherches permettent de localiser les corps en brousse, identifiés grâce aux vêtements, rapporte Police secours.
Le mobile des crimes mêle cupidité et pratiques occultes. D.S. admet avoir tué certaines victimes pour leur argent, leurs motos ou leurs téléphones, mais aussi pour prélever du sang. Sur Zoumana, il avait pris 250 000 FCFA, sur Mory 150 000 FCFA. L’aveu le plus sordide concerne Salimata : il affirme avoir prélevé son sang et mutilé ses parties intimes pour les envoyer au Burkina Faso.
Le suspect a été présenté au parquet de Korhogo. L’affaire, qui révèle une série d’assassinats rituels, plonge la population dans la stupeur et laisse derrière elle des familles endeuillées.
Djah OPELY












