@informateur.ci- Le décès en détention du cyberactiviste Alino Faso suscite l’indignation. Le mouvement « Trop c’est trop » animéra une conférence de presse pour dénoncer les conditions de détention des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire.
Le décès du cyber-activiste ivoirien Traoré Alain, plus connu sous le pseudonyme Alino Faso, alors qu’il était en détention, suscite une vive émotion dans les milieux militants et politiques. Face à ce drame, le mouvement « Trop c’est trop » monte au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de conditions de détention « alarmantes » en Côte d’Ivoire, notamment pour les prisonniers à caractère politique.
Dans un communiqué de presse publié le lundi 28 juillet, le mouvement citoyen affirme que la mort de l’activiste s’est produite dans des « circonstances troubles », et appelle à une réaction immédiate des autorités et de la société civile. « Le mouvement Trop c’est trop exprime sa vive préoccupation quant aux conditions de détention des prisonniers politiques dans le pays », peut-on lire dans le document.
Pour faire entendre sa voix, le mouvement annonce la tenue d’une conférence de presse ce mardi 29 juillet à 14h00, au siège du PPA-CI, situé à la Riviera Bonoumin. Cette rencontre sera animée par Damana Adia Pickass, coordonnateur général du Comité opérationnel du mouvement. Elle visera à rendre publique la position officielle du mouvement suite à ce drame, mais aussi à lancer un appel à une mobilisation nationale et internationale sur la question des droits fondamentaux en milieu carcéral.
Le mouvement invite, pour l’occasion, l’ensemble de la presse nationale et internationale, les organisations de défense des droits humains, ainsi que les militants et sympathisants à se joindre à cette « rencontre de vérité », comme elle est qualifiée dans le communiqué.
Alino Faso était connu pour son activisme en ligne, ses prises de position critiques à l’encontre du régime en place, et sa capacité à mobiliser l’opinion publique sur les réseaux sociaux. Son interpellation, suivie de son incarcération, avait déjà soulevé des inquiétudes chez plusieurs observateurs et organisations de défense des droits de l’Homme.
La mort du cyber militant remet au goût du jour la question des conditions de vie dans les établissements pénitentiaires ivoiriens, particulièrement en ce qui concerne les détenus d’opinion ou considérés comme proches de l’opposition politique. Dans ce contexte, le mouvement « Trop c’est trop » entend faire pression pour qu’une enquête indépendante soit ouverte et que des mesures soient prises pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.
Cette affaire pourrait bien raviver les tensions politiques à l’approche des échéances électorales, et pose à nouveau la question de la liberté d’expression et de la protection des activistes dans le pays.
Djah OPELY












