@informateur.ci- L’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Mamadou Koulibaly, a livré de nouvelles révélations sur la répartition des dépenses d’investissement de l’État ivoirien en 2024, mettant particulièrement en lumière le rôle prépondérant de la Présidence de la République.
Selon les chiffres qu’il avance, la Présidence de la République serait l’institution étatique ayant engagé, en 2024, le plus important volume de dépenses d’investissement financées par le Trésor public ivoirien. Le montant en question s’élèverait à plus de 478,6 milliards de FCFA, soit environ 23 % de l’ensemble des investissements publics réalisés sur financement du Trésor.
Pour Mamadou Koulibaly, ces données font de la Présidence de la République le premier investisseur public du pays, loin devant les différents ministères et autres institutions étatiques. Une situation qui, selon lui, soulève de sérieuses interrogations en matière de gouvernance et de transparence des finances publiques.
L’ancien responsable politique pointe notamment du doigt le rôle de la Cour des Comptes. Il rappelle que cette institution s’appuie sur les principes de la norme internationale ISSAI 300 pour auditer la performance, l’efficience et l’efficacité des structures chargées de planifier et d’exécuter la dépense publique. Or, déplore-t-il, les rapports d’audit ne fournissent aucune information sur le ratio d’efficience des dépenses d’investissement de la Présidence de la République.
D’après Mamadou Koulibaly, cette situation n’est pas nouvelle. En 2024 comme les années précédentes, l’évaluation de l’efficience menée par la Cour des Comptes se limiterait à la Primature, laissant de côté la Présidence, pourtant première institution de la République et principal acteur en matière de dépenses d’investissement.
«Pourquoi la Cour des Comptes ne nous dit rien sur le ratio d’efficience des importantes dépenses d’investissement de la Présidence ? », s’est-il interrogé, appelant implicitement à un contrôle plus exhaustif et équitable de l’utilisation des ressources publiques.
Djah OPELY












