@informateur.ci- Le corps préfectoral ivoirien est désormais mobilisé et associé de manière opérationnelle au recouvrement et à la gestion des avoirs criminels. Cette initiative marque une nouvelle étape stratégique dans la lutte contre la criminalité économique et financière à l’échelle nationale.
En effet, l’Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Criminels (AGRAC) a initié une collaboration étroite avec les autorités préfectorales pour optimiser les procédures de sécurisation sur l’ensemble du territoire. Dans ce cadre, l’Agence a sensibilisé, le mercredi 4 novembre 2026 à Yamoussoukro, une quarantaine de membres du corps préfectoral sur les procédures de saisie, de gestion et de recouvrement des biens issus d’activités criminelles.
La rencontre de Yamoussoukro visait à sensibiliser et mobiliser le corps préfectoral (préfets de région et de département) afin de renforcer la coopération nationale dans le recouvrement, la sécurisation et la gestion des avoirs criminels.
Les échanges ont porté notamment sur des cas concrets, notamment la gestion d’un véhicule saisi, les engins lourds utilisés dans l’orpaillage illégal, et les demandes d’utilisation temporaire de biens saisis par des services déconcentrés de l’Etat.
L’objectif opérationnel de cette initiative est d’améliorer les procédures de signalement, de remise, de sécurisation et d’affectation des biens issus de la criminalité économique et financière. Une initiative qui s’inscrit dans la stratégie globale de l’AGRAC (dirigée par Nathalie Tapé-Djè Bi Djè) visant à impliquer l’ensemble des maillons institutionnels, judiciaires et administratifs de l’Etat.
Les préfets, en tant que représentants de l’Etat dans les régions, jouent un rôle clé pour identifier, tracer et signaler les flux ou biens d’origine suspecte. Le corps préfectoral aide à la mise en œuvre pratique, à la garde et à la préservation des biens meubles et immeubles saisis (comme les véhicules ou le matériel lourd) afin qu’ils ne soient pas détournés ou dégradés. Une attention particulière est portée sur la gestion et l’affectation temporaire des engins lourds saisis dans le cadre de l’orpaillage clandestin.
Cette coordination facilite l’exécution des décisions de justice, menant soit à la destruction des biens illicites, soit à leur vente aux enchères publiques par l’AGRAC afin d’alimenter les caisses de l’État ou d’indemniser les victimes.Cette dynamique vient renforcer le cadre juridique ivoirien, qui s’est considérablement durci avec l’introduction du délit de « blanchiment de capitaux autonome », permettant de saisir les biens dont l’origine est manifestement incompatible avec les revenus déclarés d’un individu.
Sir ALFRED












