@informateur.ci- Les missions du Conseil du coton et de l’anacarde et du Conseil Hévéa‑Palmier à Huile seront élargies aux filières coco et karité. L’annonce a été faite le 12 mars 2026 par le ministre de l’Agriculture, Bruno Nabagné Koné, à l’issue de l’examen de plusieurs projets de loi par la Commission des affaires économiques et financières de l’Assemblée nationale.
Réunis au Parlement, les députés ont adopté à l’unanimité trois textes législatifs visant à renforcer l’encadrement et le développement de nouvelles chaînes de valeur agricoles. Deux de ces projets de loi ratifient des ordonnances gouvernementales qui étendent les mécanismes de régulation et de commercialisation déjà en vigueur dans certaines filières à de nouveaux produits stratégiques.
Le premier texte ratifie l’ordonnance n°2025-86 du 12 février 2025. Celle-ci applique à la filière coco les règles de régulation, de contrôle et de suivi qui encadraient jusqu’ici les secteurs de l’hévéa et du palmier à huile. L’objectif est de structurer davantage cette filière en pleine croissance, notamment dans les zones du Sud et du Centre du pays.
Le second projet de loi ratifie l’ordonnance n°2025-259 du 23 avril 2025, qui étend à la filière karité les règles de commercialisation déjà en vigueur pour le coton et l’anacarde. Cette mesure vise à améliorer l’organisation du marché et à renforcer la valorisation du karité, produit principalement dans les régions du Nord.
Selon Bruno Nabagné Koné, ces réformes devraient contribuer à accélérer la production et la transformation locale de ces matières premières agricoles. « Ces mesures visent à dynamiser la production et la transformation du coco dans les zones Sud et Centre, et du karité dans les zones Nord, dans l’intérêt des producteurs et de l’économie nationale », a-t-il indiqué.
Le ministre a également salué la contribution des parlementaires qui ont participé à l’enrichissement des propositions du gouvernement lors des travaux de la Commission des affaires économiques et financières.
Outre ces réformes sectorielles, la séance parlementaire a aussi été marquée par l’adoption d’un troisième projet de loi portant sur le foncier rural. Ce texte vise à renforcer le cadre juridique régissant l’accès et la gestion des terres agricoles en Côte d’Ivoire.
Pour le gouvernement, la sécurisation du foncier constitue un levier essentiel pour stimuler l’investissement agricole et moderniser le secteur dans les années à venir. Le foncier rural est ainsi présenté comme l’un des piliers du développement agricole ivoirien pour la prochaine décennie.
Avec l’intégration du coco et du karité dans les dispositifs de régulation existants, les autorités entendent renforcer l’organisation de ces filières et améliorer la compétitivité de l’agriculture ivoirienne sur les marchés nationaux et internationaux.
Djah OPELY












