@informateur.ci- Le collectif des avocats du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a vivement dénoncé, lors d’une conférence de presse tenue le 13 août à Abidjan, de graves atteintes aux droits de la défense et au respect des procédures dans l’affaire des militants interpellés à la suite d’incidents survenus à Yopougon.
Ces militants sont accusés d’avoir participé à l’incendie d’un bus de la Société des transports abidjanais (SOTRA) et au saccage d’un véhicule de la Police nationale. Selon Maître Kanon Blé, porte-parole du collectif, leurs clients ont été maintenus en garde à vue sans bénéficier de l’assistance d’un avocat, malgré la constitution de conseils dès le début de la procédure. Les auditions auraient été conduites en violation des règles de procédure et du principe fondamental de la présomption d’innocence.
Les avocats ont également pointé le non-respect de dispositions spécifiques prévues par la loi pour les hauts fonctionnaires de l’État. Ils citent notamment le cas de l’ancien ministre d’État, Lida Kouassi Moïse, et de l’ex-ambassadeur Koné Boubakar, tous deux concernés par cette affaire, pour lesquels une procédure spéciale aurait dû être appliquée.
Face à ce qu’ils qualifient de dérives judiciaires, le collectif entend saisir le Procureur général, le Conseil supérieur de la magistrature et plusieurs organisations nationales et internationales de défense des droits de l’Homme. L’objectif, selon eux, est de dénoncer ces violations et d’obtenir des garanties pour que les droits de leurs clients soient pleinement respectés.
Le collectif des avocats du PPA-CI regroupe Maîtres Kanon Blé, Sylvain Tapi et Toussaint Dako, tous membres du Barreau d’Abidjan. Ils affirment rester mobilisés jusqu’à ce que, selon leurs termes, « la justice soit rendue dans le strict respect des lois et des libertés fondamentales ».
Yannick KOBO












