@informateur.ci- Le Syndicat national des infirmiers et infirmières diplômés de Côte d’Ivoire (SIIDE-CI) a réclamé une revalorisation salariale ainsi que l’adoption d’un statut particulier pour les professionnels infirmiers en Côte d’Ivoire.
Le syndicat estime que la reconnaissance du rôle central des infirmiers dans le système sanitaire ivoirien doit désormais s’appuyer sur un cadre juridique et institutionnel adapté, distinct du statut général de la Fonction publique.
Ces revendications a été formulées par Jean Marie Kongoué dans une déclaration publiée mardi 12 mai 2026, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des infirmières.
Selon le responsable syndical, les infirmiers jouent un rôle essentiel dans la prise en charge des populations et méritent une reconnaissance à la hauteur de leurs responsabilités. « Ce n’est pas une question de privilège. Ce que nous réclamons, c’est une reconnaissance à la hauteur de ce que la profession apporte à la société», a déclaré M. Kongoué.
Le SIIDE-CI plaide notamment pour la création d’un corps spécifique des infirmiers au sein de la Fonction publique ivoirienne. Le syndicat souhaite la mise en place d’une grille salariale propre à la profession, des mécanismes d’avancement mieux définis ainsi qu’une retraite anticipée prenant en compte la pénibilité du métier.
L’organisation syndicale réclame également une revalorisation des rémunérations basée sur les compétences, les responsabilités et les diplômes des infirmiers. Elle demande par ailleurs l’instauration de primes spécifiques pour les agents exerçant dans les zones difficiles, les services d’urgence ou encore les unités à haute technicité.
Pour le secrétaire général du SIIDE-CI, les classifications administratives actuelles ne reflètent plus les réalités du métier. Il juge « inadmissible » qu’un infirmier diplômé d’État, formé durant plusieurs années et assumant des responsabilités vitales, reste soumis à un système qu’il considère dépassé.
Le syndicat appelle aussi à la création d’un plan national de formation continue afin de permettre aux infirmiers de renforcer régulièrement leurs compétences face à l’évolution des techniques médicales.
Tout en réaffirmant son attachement au dialogue social, le SIIDE-CI invite les ministères de la Santé et de la Fonction publique à ouvrir des discussions sur les préoccupations du secteur. Le syndicat rappelle enfin que plusieurs pays africains, dont le Maroc, le Sénégal, la Tunisie et le Rwanda, disposent déjà d’un statut spécifique pour les professionnels infirmiers.
Djah OPELY












