@Informateur.ci- Le projet de transfert de la capitale de la Côte d’Ivoire à Yamoussoukro doit être relancé et conduit jusqu’à son terme. C’est la position du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) qui s’afflige de l’abandon de ce noble projet par le pouvoir actuel. Une position défendue, le mardi 18 août 2026, à Abidjan, par Jean-Luc Ouallo, Secrétaire Général Adjoint du PPA-CI en charge du Sixième pilier du Pacte Social intitulé : » Décentralisation et Développement local » PPA-CI. Il a critiqué le modèle actuel de décentralisation en Côte d’Ivoire, tout en proposant des réformes structurelles majeures.
Le représentant du PPA-CI a fait remarquer que le projet de transfert de la capitale de la Côte d’Ivoire a été abandonné en 2012 à l’arrivée du président Alassane Ouattara au pouvoir, alors que ce transfert figurait dans ses promesses de campagne de l’a en 2010 et en 2015. Le parti de Laurent Gbagbo déplore le fait que le programme spécial de transfert de la capitale à Yamoussoukro, initié en 2002 par le président Laurent Gbagbo, ait été bloqué. Pour le PPA-CI, c’est la preuve d’un manque de continuité de l’action publique.
De façon globale, le parti de Gbagbo juge insuffisant voire inadapté le modèle de décentralisation mis en œuvre depuis 2011 sous Alassane Ouattara. En effet, Jean-Luc Ouallo a vivement critiqué les réorganisations territoriales successives de 2011 à 2013 et la création en 2021 des 12 Districts autonomes, dont son parti ne voit pas la pertinence, en plus de leur coût élevé. Selon Jean-Luc Ouallo, la suppression des Conseils généraux a éloigné les pouvoirs publics des populations et de leurs préoccupations au quotidien.
C’est pourquoi le PPA-CI appelle au rétablissement des Conseils généraux au niveau départemental. Rappelant les acquis obtenus au plan de la décentralisation par Laurent Gbagbo de 2001 à 2010, le cadre du PPA-CI a indiqué que la vision de l’ancien président avait pour objectif de redonner le pouvoir aux administrés en passant d’une simple décentralisation administrative à une véritable décentralisation des ressources financières et du pouvoir de décision, axée sur le développement.
Faut-il le souligner, la stratégie de décentralisation du PPA-CI repose sur cinq piliers majeurs qui sont : la sécurisation des cadres juridiques territoriaux, la garantie d’une autonomie financière et administrative réelle, un transfert de compétences qui tient compte des moyens disponibles, le renforcement des compétences des élus et agents locaux, ainsi que la réduction des disparités régionales. Le parti de Laurent Gbagbo propose un aménagement du territoire plus inclusif au profit de toutes les couches sociales, sans exclusive.
Maurice Kouassi KONAN











